Madagascar : Plus de 170 écoles privées menacées de mettre la clef sous la porte

Les autorités malgaches ont annoncé ce samedi 8 avril qu’un total de 171 écoles privées pourrait être contraint à la fermeture.

Le ministère de l’Education a expliqué cette mesure par, entre autres, l’absence d’autorisation d’ouverture, le délabrement des salles de classe ou encore la non qualification de certains professeurs.

Les autorités ont accordé une échéance allant jusqu’à la fin de l’année scolaire pour se régulariser au risque d’arrêt des activités des écoles concernées. «Ces établissements seront sanctionnés. Ils ne pourront pas inscrire de nouveaux élèves, durant l’année scolaire 2017-2018, mais finiront l’année scolaire, pour ne pas pénaliser les élèves», a expliqué le directeur de l’office national de l’enseignement privé (ONEP) du ministère de l’Éducation nationale, Fara Randrianan-toandro.

«Nous allons afficher la liste de ces établissements, au niveau des fokontany, pour en aviser les parents d’élèves», a-t-elle ajouté.

Pour aboutir à toutes ces décisions, le ministère de l’éducation a mené des investigations dans des écoles privées depuis l’année passée. La semaine dernière, des équipes du ministère ont encore effectuées des visites dans des écoles, qui devraient se poursuivre cette semaine.

Mais, d’après certains observateurs, le ministère a durci le ton, surtout à cause de la polémique provoquée récemment, par une vidéo, postée sur Facebook, montrant une enseignante gifler à plusieurs reprises une élève, dans une école privée d’Antananarivo.

Le ministre de l’Education, Paul Rabary, a dû réagir, rappelant, à travers un communiqué, que la violence envers les élèves était interdite. D’ores et déjà, il a pris la décision de fermer cette école d’ici la fin de l’année. L’enseignante, suspendue, se trouve en détention provisoire, suite à une plainte déposée par des parents pour coups et blessures volontaires.

A propos de Antananarivo© 2016 Agence Afrique

Un commentaire

  1. Une très bonne initiative de la part du ministère car certains écoles se fichent pas mal de l’avenir de ses enfants; mais ils ne pensent qu’à se faire de l’argent.

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