L’avenir de l’UA au centre de la réunion des ministres africains des Finances à Addis-Abeba

Les nouveaux mécanismes de financement du budget de l’Union africaine (UA), étaient au cœur d’une rencontre des ministres des Finances de l’UA, tenue les 8 et 9 août au siège de l’organisation panafricaine à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Le financement de l’UA est une question cruciale pour l’avenir de l’organisation, ont reconnu les ministres des finances. L’indépendance financière de l’UA fait l’objet d’intenses tractations depuis le sommet de Kigali où les pays de l’Union avaient convenu de procéder à des prélèvements à hauteur de 0,2% sur les importations hors du continent.

Présentant le Rapport du Comité des ministres des Finances du F10, étendu aujourd’hui au Maroc, au Nigeria et au Cameroun (F10+3), le président du Comité, le Tchadien Christian Georges Digumbaye a insisté sur l’importance de concrétiser la décision de Kigali «le plus tôt possible». Il a en outre, a émis le souhait de voir ce processus en marche dans l’ensemble des États membres de l’Union avant fin 2017.

Pour sa part, le Haut Représentant de l’UA pour le financement de l’Union africaine (UA), Donald Kaberuka a invité tous les États membres de l’Union à appliquer la Décision de Kigali, reconnaissant toutefois que des problèmes techniques persistent en raison de la divergence du niveau des économies africaines.

Le ministre marocain de l’Économie et des finances, Mohamed Boussaïd a indiqué qu’à travers la participation du Maroc à ce conclave africain, le Royaume compte jouer «un rôle déterminant» pour réussir le gros chantier de l’UA, celui du financement, qui a été entériné par les deux derniers sommets de l’Union. Cette action vise à revoir les sources de financement et accompagner l’Organisation dans ses missions et dans son fonctionnement afin qu’elle soit moins dépendante financièrement des organisations internationales.

A signaler que le budget de l’organisation panafricaine dépend encore à hauteur de 73% des donateurs étrangers, une dépendance financière que veut rompre les dirigeants africains. Cette situation est due au fait que seuls 7% des États membres payent effectivement leurs cotisations.

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