La Tunisie table sur un taux de croissance de 2,2% pour 2017

Le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed a annoncé mardi, que la croissance économique dans son pays devrait se situer entre 2,2 et 2,3% pour l’exercice 2017.

Un résultat «satisfaisant» comparativement aux années précédentes, mais qui reste «insuffisant» pour booster la relance de l’économie du pays, a-t-il estimé lors de la présentation du projet de budget 2018 devant le Parlement.

En 2015, la Tunisie a enregistré un taux de croissance de +0,8% et de +1% en 2016. Le pays a vu son économie s’écrouler à cause notamment de la série d’attaques jihadistes qui a gravement affecté le secteur touristique, poumon économique du pays. Selon le chef du gouvernement, la Tunisie ambitionne d’atteindre d’ici 2020 un taux de 5%, ainsi qu’un déficit budgétaire ne dépassant pas 3% du PIB et un endettement inférieur ou égal à 70%.

Le projet de loi de finances 2018 présenté aux députés repose sur des mesures visant à promouvoir l’investissement, encourager l’épargne et soutenir les petites et moyennes entreprises, lutter contre l’évasion fiscale et contre la fraude dans les domaines financier et fiscal.

Mais pour certains syndicats, le projet contient beaucoup de mesures drastiques et craignent qu’il ne soit trop lourd pour les salariés. Le texte prévoit, entre autres, une hausse du taux général de la TVA devant passer de 6% à 7% ou de 18 à 19 % selon les produits.

Il est prévu la création d’une «contribution sociale solidaire» imposée aux salariés afin de renflouer les caisses de sécurité sociale. En même temps, un gel des recrutements dans le secteur public est au programme. La masse salariale trop élevée «représentant ¾ des revenus de l’Etat» justifie ce gel, selon Chahed.

L’Union Tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) a menacé d’appeler à une grève. Face à toutes ces critiques et menaces, le chef du gouvernement répond qu’il n‘est pas question de mener une politique qui puisse plaire à tout le monde. «Nous n’allons pas compter sur la politique consistant à plaire à tout le monde parce que celui qui veut plaire à tous, ne fera rien à la fin», a-t-il confié.

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