Les citoyens américains invités à quitter la Centrafrique

Le département d’Etat américain a recommandé aux ressortissants américains de quitter la Centrafrique, compte tenu de l’insécurité qui va grandissant dans le pays à cause des violences des groupes armés.

Les Etats-Unis ont carrément lancé l’alerte rouge, craignant de ne pouvoir apporter l’aide nécessaire en cas de la détérioration rapide de la situation. Les Américains qui sont contraints de rester dans ce pays devraient respecter une restriction de circulation avec un couvre-feu interne.  Pour tout besoin d’assistance consulaire, les citoyens américains devraient contacter l’ambassade des Etats-Unis à Yaoundé, au Cameroun. Cette ambassade serait déjà en pré-alerte d’évacuation d’Américains présent en Centrafrique.

Le gouvernement centrafricain a du mal à exercer son autorité sur le pays où plusieurs régions sont sous le contrôle des groupes armés qui kidnappent et tuent régulièrement des civils. Même la capitale Bangui qui était pendant quelques mois dans le calme n’aspire plus autant la paix à la population. Récemment la ville a enregistré une attaque à la grenade dans un bar dancing.

Dernièrement le Conseil de sécurité a approuvé une résolution autorisant la rallonge du mandat de la Mission de l’ONU en Centrafrique (MONUSCA) avec des Casques bleus supplémentaires. Les soldats de l’ONU payent, eux également, un lourd tribut des violences perpétrées par les groupes armés. En tout, 13 Casques bleus ont été tués en moins de 12 mois.

Le Canada a aussi relevé le niveau d’alerte pour ses ressortissants. L’alerte est devenue maximale depuis le 26 novembre dernier.

La Cour pénale spéciale (CPS), chargée d’«enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains et les violations graves du droit international humanitaire» commis en Centrafrique depuis le 1er janvier 2003, peine encore à évoluer dans ses travaux.

Actuellement, le problème se situe au niveau de la liste des officiers de police judiciaire (OPJ) chargés de travailler pour la CPS. Cette liste retenue par le gouvernement ne convient pas aux bailleurs de la Cour (Etats-Unis, France, Pays-Bas, MINUSCA…).

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