Le chef rebelle Noureddine Adam menace le président Touadéra

Le chef rebelle centrafricain, Nourreddine Adam, a menacé de marcher sur Bangui, la capitale, comme cela avait eu lieu en 2013 avec le groupe armé ex-Séléka.

Pour cause, ce leader estime que «le gouvernement se rapproche d’une ligne rouge». «Un jour, on va devoir prendre nos responsabilités pour libérer le pays. Nous en sommes au même point qu’en 2012», a-t-il martelé depuis Birao, capitale de la Vakaga (région du nord du pays), et quartier-général de son groupe armé, le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC). C’est au cours de cette année que la coalition pro-musulmane de la Séléka, dont il est cofondateur, s’apprêtait à prendre le pouvoir.

Noureddine Adam pense que le président Faustin Touadéra, qui a été élu en 2016, soutenu par la France et l’ONU, est «un criminel», et il «n’a aucune chance de finir son mandat». Lui-même dit «vouloir la paix avant tout».

Ce seigneur de guerre accuse aussi la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) d’être «l’avocate du gouvernement», alors que «ce n’est pas son rôle». La force onusienne a été déployée dans le pays 2014, mais sa présence est dénoncée par une bonne partie de la population qui estime que les groupes armés continuent à agir en maitre dans certains coins du pays. Adam a reproché aussi les Nations Unies d’avoir autorisé, mi-décembre, la Russie à donner des armes au gouvernement centrafricain.

Il a avertit que «si les Faca (l’armée centrafricaine) sont déployées dans nos zones, c’est fini, c’est le chaos». «Nous sommes les fils de ce pays, nous avons un rôle important à jouer», a-t-il ajouté.

Noureddine Adam est leader d’une large coalition de groupes armés impliqués dans de nombreuses exactions ces dernières années en Centrafrique. Il dit diriger «5.000 à 8.000» hommes au FPRC et une myriade de groupes armés.

Certaines sources gouvernementales relèvent des contradictions dans les déclarations du leader du FPRC. Pour un ministre centrafricain, Adam «n’est jamais clair et pourtant le FPRC détient plusieurs portefeuilles ministériels, des postes dans des cabinets».

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