La Banque mondiale au chevet de la forêt ivoirienne

La Banque mondiale (BM) a approuvé vendredi un financement de 15 millions de dollars en faveur de la Côte d’Ivoire, destiné à enrayer le déboisement et la dégradation des forêts du pays.

Il s’agit d’un investissement accordé plus précisément par l’Association internationale de développement (IDA), au travers du Fonds climatique d’investissement stratégique, selon le communiqué de la BM diffusé à ce sujet.

L’aide de la Banque mondiale vient en soutien à la Politique nationale d’investissement forestier. Il est, en tout, question de préserver et d’accroître le patrimoine forestier du pays, en associant, dans le projet, les communautés qui y sont tributaires à travers des mécanismes incitatifs générant d’autres formes de revenus autres que l’exploitation des forêts. Environ 345.000 personnes seront bénéficiaires directes de ce projet.

«Grâce à la reconstitution et à la conservation des parcs et forêts du pays, cette opération contribuera au développement durable à long terme de ses ressources naturelles, ce qui élargira, pour ces communautés, les possibilités de profiter directement des retombées potentielles», explique le communiqué.

Selon le représentant résidant de la Banque mondiale à Abidjan, Pierre Laporte, «il s’agit du premier programme destiné à piloter la mise en œuvre de la politique forestière nationale, lancée en 2017, avec pour objectif une agriculture sans déboisement à l’horizon 2020».

Le 18 janvier dernier, la Côte d’Ivoire a lancé des activités dans le cadre de l’Initiative Cacao-Forêt, qui consiste à freiner la déforestation et à la dégradation des forêts dans la chaîne d’approvisionnement mondiale du cacao.

L’Initiative Cacao-Forêt vise la protection de la couverture forestière à travers la mise en place de solutions durables.«Il apparaît clairement que l’Initiative Cacao-Forêt est une mise en œuvre concrète de l’Agriculture zéro déforestation», a fait part Anne Désirée Ouloto, ministre ivoirienne de l’Environnement, dans son discours prononcé à cette occasion.

Le Premier producteur de cacao à l’échelle mondiale est confronté à une réelle question de réduction de sa couverture forestière causée par une exploitation anarchique et incontrôlée.

Les chiffres officiels avancent que près de 200 000 hectares du couvert forestier de la Côte d’Ivoire sont abimés par an. Le pays en a perdu environ 80% depuis 1960 et ne dispose plus que d’environ 2 millions d’ha de forêt.

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