L’économie égyptienne reprend son souffle

L’économie égyptienne mise à mal par les sanglants événements ayant suivi le printemps arabe et la chute de l’ancien régime de Hosni Moubarak, semble reprendre son souffle.

L’actuel président, Abdel Fatah El-Sissi, aurait boosté l’économie de son pays après plus de 100 jours d’exercice à la tête de l’Etat égyptien.

Pour preuves de cette reprise, les autorités monétaires d’Egypte évoquent le nouveau regain d’intérêt pour les investisseurs nationaux et étrangers, ainsi que les indicateurs de l’économie qui seraient passés dans le vert.

Après quelques jours passés dans le rouge, l’Egyptian Exchange a clôturé le 29 septembre dans le vert, enregistrant une hausse de près de 1,84%. La Banque centrale égyptienne a annoncé pour sa part, que la balance des paiements était excédentaire de 1,5 milliard de dollars au 25 septembre 2014, contre 266 millions de dollars à la même période en 2013.

Il est également fait état de la stabilisation de la livre égyptienne face au dollar américain et du lancement de nombreux projets pourvoyeurs d’emploi.

Si des observateurs reprochent à Sissi de ne pas avoir mis en place un programme politique précis, ils lui reconnaissent en revanche, d’avoir initié un programme financier bien ficelé.

Selon les médias égyptiens et des experts étrangers, le seul programme clair concocté depuis l’arrivée de la nouvelle équipe de Sissi, est le programme financier qui vise à alléger le déficit du budget, à réduire la dette publique et à attirer les investissements étrangers pour accroître la croissance économique dans le pays des pharaons.

Par contre, dans la rue, on murmure que les mesures prises par le gouvernement ne sont pas toutes les bienvenues car impopulaires. Certaines de ces mesures telles la suppression des subventions pour les produits alimentaires de base et les produits énergétiques, relèvent plutôt, selon les avis partagés des citoyens, d’une politique d’austérité pouvant porter un dur coup à leur pouvoir d’achat.

Pour l’homme fort du Caire, les nouvelles orientations économiques, quoi que parfois rigides, sont de nature à répondre aux attentes de la population quant à un changement réel et responsable.

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