La présidente de l’Ile Maurice acculée à rendre le tablier

Le gouvernement de l’Ile Maurice devrait enclencher des procédures légales pour destituer la présidente Ameenah Gurib-Fakim comme le prévoit une résolution approuvée par le Conseil des ministres, présidé jeudi, par le Premier ministre Pravind Jugnauth.

Ces procédures seront précisément lancées au cas où la présidente ne démissionnait pas de son propre gré. A s’en tenir à la presse locale, les informations sont encore contradictoires quant à la décision de Fakim de renoncer ou non à ses fonctions.

Certaines sources insistent sur le refus catégorique de la présidente d’abandonner son fauteuil, d’autres annoncent qu’elle se serait finalement ravisée.

Du moins la présidente s’est jusque-là défendue, affirmant n’avoir rien à se reprocher. Le gouvernement l’accuse d’avoir dépensé plusieurs centaines de milliers de roupies pour des achats personnels, alors que cet argent devait servir pour la bourse des étudiants.

Jugnauth aurait rencontré la cheffe de l’Etat ce vendredi matin. Le chef du gouvernement devrait d’ailleurs tenir un point de presse cet après-midi. Quoi qu’il en soit, le compte à rebours semble être bien engagé pour Fakim, première dame à la tête du pays.

Certaines rumeurs font savoir que son départ pourrait intervenir après les célébrations des 50 ans d’indépendance du pays qui auront lieu le lundi 12 mars.

Les achats personnels effectués par Fakim auraient été faits avec une carte de crédit mise à sa disposition par l’ONG Planet Earth Institute, dirigée par l’homme d’affaires angolais controversé, Alvaro Sobrinho.

La présidente a affirmé, au début de la semaine, qu’elle avait remboursé cet argent en mars 2017. Mais cette information n’a pas tempéré la polémique au niveau du sommet de l’Etat.

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