L’UE tend la main au Zimbabwe

L’Union européenne (UE) est disposée à renouer sa coopération avec ce pays et à l’accompagner dans sa transition politique, a déclaré le Commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement, Neven Mimica, en visite au Zimbabwe, lors d’un point de presse, animé lundi à Harare, après une rencontre avec le président Emmerson Mnangagwa.

«Ma visite représente le plus important geste politique depuis 2009. Elle montre que l’UE aimerait devenir un partenaire fiable pour le Zimbabwe au cours de son processus historique de transition politique, démocratique et économique », a déclaré ce responsable.

Les relations entre l’UE et le Zimbabwe avaient été suspendues depuis 2002, l’Union reprochant le régime de Harare de se livrer à des violations des droits de l’Homme.

Le projet de la réforme agraire engagée par l’ex-président Robert Mugabe dans les années 2000, qui avait entraîné la confiscation des terres des fermiers blancs, avaient participé à la détérioration des relations entre les deux partenaires.

L’actuelle ouverture de l’UE intervient au lendemain de la monté au pouvoir de Mnangagwa, suite à la démission forcée de Mugabe. Le nouveau régime a promis d’organiser des élections libres, justes et crédibles.

La gestion des prochaines élections, prévues pour juillet 2018, sera en quelque sorte un baromètre sur lequel se basera l’UE, voire la communauté internationale, pour se laisser convaincre sur la réelle volonté de la nouvelle administration de Harare de s’engager dans la voie de la démocratie.

Comme signe fort déjà posé par le gouvernement de Mnangagwa, l’autorisation accordée aux Nations-Unies et à l’UE pour déployer leurs observateurs électoraux dans le pays. Ceux-ci n’étaient plus les bienvenus au Zimbabwe depuis plus de quinze ans.

La présidentielle opposera Mnangagwa à un groupe d’opposants, dont Nelson Chamisa, 40 ans, qui a remplacé l’opposant historique Morgan Tsvangirai, leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) décédé en février dernier en Afrique du Sud d’un cancer du côlon.

A propos de François Saint-Sauveur

Journaliste Ex RFI

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