Sénégal : l’opposition continue d’interpeller le pouvoir en lien avec la présidentielle

La coalition de l’opposition au Sénégal, le Front social et démocratique de résistance nationale (FRN) a manifesté ce jeudi 29 novembre à Dakar, pour continuer à défendre ses revendications concernant la présidentielle du 24 février prochain.

L’opposition réclame une élection présidentielle transparente qui passe par la validation, par la justice, des candidatures de deux principaux opposants, notamment l’ex-ministre Karim Wade et l’ex-maire de Dakar Khalifa Sall.

Les candidatures de ces deux personnalités n’ont pas été validées par le pouvoir en place, les concernés ayant eu des soucis avec la justice. Karim Wade, candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS) a été radié des listes électorales à cause de sa condamnation en 2015 pour enrichissement illicite, tandis que Khalifa Sall a été condamné à cinq ans de prison pour escroquerie.

Certains leaders de l’opposition reprochent au président Macky Sall de vouloir organiser une élection en se choisissant lui-même ses adversaires. D’autres préviennent que les élections risquent de ne pas avoir lieu si Karim Wade et Khalifa Sall sont écartés définitivement de la course à la magistrature suprême.

Le FRN s’attaque aussi au fichier électoral qu’il ne juge pas fiable, en raison de la discrimination, selon elle, dans la distribution des cartes d’électeur. Pour se défendre, le gouvernement brandit le rapport de l’audit du processus électoral commandité par l’Union européenne (UE), en février 2018, et qui assure que « le fichier, quoique perfectible, est cohérent, de bonne qualité et constitue une base solide pour l’organisation des prochaines élections ». L’opposition demande ainsi de mettre le fichier à sa disposition pour vérification par ses soins.

Les adversaires du président Macky Sall exige également à ce dernier de nommer un nouveau ministre de l’Intérieur, une « personnalité neutre », à la place d’Ali Ngouye Ndiaye, accusé de partialité, ainsi qu’une « entité indépendante et consensuelle » chargée d’organiser l’élection présidentielle.

La coalition s’est dite satisfaite du succès de sa marche orientée vers la dénonciation des « dérives » du régime de Macky Sall. Une autre manifestation est prévue le jeudi 0 décembre.

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