Le Qatar accorde une aide de 20 millions de $ à la Somalie pour soutenir son budget

Le Qatar a annoncé mercredi, l’octroi d’une aide financière de plus de 20 millions de dollars américains en faveur de la Somalie, destiné à soutenir son budget pour l’exercice 2019, annonce dans un communiqué, le bureau de l’émir qatari.

Ce soutien a été décidé à l’occasion de la visite, depuis mardi 26 février, du président somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed, dans la capitale qatarie, la troisième du genre, depuis qu’il a accédé au pouvoir.

Les dirigeants des deux pays ont discuté des relations bilatérales, notamment des moyens de les renforcer et de les développer dans divers domaines.

Une attention a été portée sur l’évolution de la situation en Somalie, pays qui cherche encore à se stabiliser après la longue guerre civile qu’elle a connue.

A en croire le communiqué des autorités qataries, c’est à la suite des échanges sur la Somalie que l’émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, a donné l’ordre de soutenir le budget de cet Etat africain.

Pour rappel, en janvier dernier, le ministère qatari de la Défense a offert une aide militaire à la Somalie en vue de renforcer sa sécurité et sa stabilité. Il s’agissait de 68 véhicules militaires qui « ont été déployés dans le cadre d’efforts conjoints des forces armées qataries», indiquait une note du ministère qatari.

La note précisait aussi que « l’aide contribuera aux efforts de la Somalie pour établir la paix et la stabilité et lutter contre le terrorisme ».

Le Qatar entretient des relations étroites avec la Somalie, renforcées par les visites réciproques de hauts fonctionnaires des deux pays.

Elu en février 2017, Mohamed Abdullahi Mohamed avait choisi de rester neutre dans la question de la crise du Golfe qui oppose le Qatar à l’Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis et à plusieurs autres pays musulmans. Mais certains observateurs estiment que le gouvernement somalien est plutôt pro-Qatar.

A propos de Arsene Severin

Un commentaire

  1. L’aide qatarie n’est pas de trop pour aider à la stabilisation de la Somalie. Doha est un allié fiable et peut donner une impulsion positive. Toutefois, c’est bien Mogadiscio qui a les cartes en main, pas forcément une suite royale pour être tout à fait honnête…

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