Polémique autour de la fin du mandat présidentiel en RDC

En République démocratique du Congo (RDC), les députés membres de la mouvance présidentielle (MP), ont déposé lundi 18 avril, à la Cour constitutionnelle à Kinshasa, une pétition sollicitant l’interprétation de l’article 70 de la Constitution relatif à la fin du mandat présidentiel.

Les députés signataires de la pétition estiment que ledit article est mal interprété par l’opposition et invite la Cour à mettre fin à la controverse en donnant son interprétation.

«Comme il y a des gens qui lisent la Constitution à tort et à travers. Et comme les hauts magistrats de la Cour constitutionnelle sont payés pour nous interpréter la constitution. Nous sommes allés à l’institution compétente pour qu’elle nous interprète, qu’elle fixe la population congolaise sur le sens de ces articles de la constitution», à déclaré à la presse un des députés, au sortir de la cour constitutionnelle.

L’article 70 de la Constitution stipule que «le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. A la fin de son mandat, le président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu.»

Pour l’opposition, cette démarche n’a pas lieu d’être. Elle craint plutôt que la majorité ait une autre idée» derrière ce recours à la Cour constitutionnelle. Certaines personnalités opposées au régime au pouvoir parlent d’une action inopportune de la MP ou d’une diversion.

Un sénateur du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jacques Djoli, a déclaré que «l’article 70 ne peut s’interpréter qu’en lisant l’article 73», libellé en ces termes : «Le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, 90 jours avant l’expiration du mandat du président en exercice». «Lorsqu’il y a clarté, il n’y a pas d’interprétation», a-t-il ajouté.

L’opposition propose de son côté, qu’à l’expiration du mandat présidentiel une transition soit mise en place jusqu’à l’élection d’un nouveau président de la République.

Le président congolais Joseph Kabila achève son deuxième et dernier mandat en décembre prochain, mais l’opposition qui le soupçonne de vouloir se maintenir au pouvoir, mène diverses actions pour le pousser à céder son poste à la fin de son mandat.

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