Une centrale syndicale de la justice en grève au Sénégal

Le syndicat des travailleurs de justice (SYTJUST) au Sénégal a décrété ce mercredi, une nouvelle grève de 72 hures, pour exiger du gouvernement le respect de ses engagements.

«Nous sommes en grève pour protester contre le nom respect des engagements que le gouvernement a pris avec le SYTJUST, le 8 août dernier», a affirmé le secrétaire général du syndicat, Me El Hadji Haya Boun Malick Diop, lors d’un point de presse à Dakar.

D’après ce responsable, «avec ce gouvernement, il est impossible de discuter dans la sérénité. La seule voie qui nous est offerte aujourd’hui, c’est la voie de la confrontation et c’est regrettable». Ce mot d’ordre d’arrêt de travail est le cinquième qui soit décrété par le SYTJUST.

Voulant rassurer les hommes de média, Malick Diop a fait comprendre que les réformes exigées par le SYTJUST vont dans le sens d’améliorer la qualité du service public de la Justice. Il a accusé le comité  technique qui devait étudier le statut des travailleurs de la justice et qui siège au niveau de la fonction publique.

Expliquant que ce comité avait comme mission de voir le texte que le ministère de la justice a proposé comme un projet de réforme du statut de fonctionnaires de la justice, le SG de SYTJUST a dénoncé les experts qui, à ses yeux, «sont animés d’une intention manifeste de bloquer les négociations». «Le comité devait donner ses conclusions depuis le 29 août et jusqu’à présent, rien n’est fait», a-t-il fait savoir.

Il a regretté, dans la foulée, la démission d’une quarantaine de greffiers, en moins de 5 ans, qui seraient principalement due aux mauvaises conditions de travail.

Le SG du SYTJUST a profité de l’occasion pour brandir, d’emblée, la menace d’une grève illimitée au cas où les revendications des travailleurs de justice ne seraient pas prises en compte.

Notons que le président du forum des justiciables a reproché le SYTJUST pour ne pas avoir maintenu un service minimum. «Avec cette grève, tout est bloqué. Ce sont les justiciables qui sont les principaux perdants», s’est-il plaint.

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