Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi a demandé instamment ce lundi 30 mars, à son homologue américain, Donald Trump, d’user de son influence pour mettre fin aux hostilités qui secouent actuellement le Moyen-Orient et la zone du Golfe.
Convaincu du pouvoir d’influence du président des Etats-Unis, Al-Sissi l’a interpellé directement, alors qu’il intervenait lors de la 9ème édition du salon de l’énergie «EGYPES 2026» au Caire. « Personne ne peut mettre fin à la guerre en cours, hormis Votre Excellence, a-t-il déclaré, soulignant l’urgence de la situation régionale.
« Je m’adresse à vous en mon nom, au nom de l’humanité et des partisans de la paix. Vous êtes un homme de paix (…) Aidez-nous à mettre fin à cette guerre… Vous en avez la capacité », a-t-il insisté.
Pour justifier sa requête, le Président égyptien a brandi le succès diplomatique du Sommet de la paix de Charm Al-Cheikh d’octobre 2025. Cette action commune des deux dirigeants (Trump et Al-Sissi) avait alors abouti à une trêve historique dans la bande de Gaza, clôturant deux ans d’affrontements meurtriers entre Palestiniens et Israéliens.
Le locataire de la Maison-Blanche parait ainsi aux yeux de son homologue égyptien, comme étant le seul acteur international capable de désamorcer l’escalade actuelle avec l’Iran. En tous cas, Al-Sissi a exprimé l’espoir d’un règlement rapide de la crise, grâce à la mise en commun des efforts, nécessaire pour épargner à la région les «affres de la guerre».
Le dirigeant égyptien a attiré, par ailleurs, l’attention sur les répercussions éventuelles de la crise actuelle, citant principalement une pénurie d’approvisionnements en produits énergétiques, et une hausse des prix des carburants, des engrais et des produits agricoles.
Al-Sissi s’est particulièrement inquiété des répercussions négatives de cette guerre sur les pays en développement, surtout ceux connaissant des conditions économiques fragiles.
La neuvième édition du salon de l’énergie « EGYPS 2026 » se tient du 30 mars au 1er avril. Devant un parterre d’invités, le chef d’Etat a rappelé que ces cinq dernières années sont marquées par des circonstances difficiles (pandémie de Covid-19, guerre russo-ukrainienne, guerre à Gaza, crise actuelle au Moyen-Orient) qui affectent les flux énergétiques et les chaînes d’approvisionnement.
Il a alerté que tout arrêt ou gel des activités dans le secteur de l’énergie nécessite plusieurs années pour que la production retrouve ses niveaux normaux.
