Les préparatifs du 3ème Sommet Russie-Afrique prévu les 28 et 29 octobre à Moscou et les questions d’intérêt commun ont été au menu d’un entretien téléphonique qu’a eu ce vendredi 23 octobre, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères.
Ce dernier a précisé dans un communiqué publié sur la plateforme X, que la conversation a porté sur les priorités pour le renforcement des relations entre le Maroc et la Russie et les préparatifs du troisième Sommet Russie-Afrique. Les échanges, ajoute la même source, ont également porté sur des questions régionales d’actualité et sur la coordination diplomatique entre les deux pays, notamment au sein des Nations Unies.
Si la diplomatie russe ne le mentionne pas dans son communiqué, des sources médiatiques bien informées rapportent que le dossier du Sahara a été également abordé lors de l’entretien entre les deux ministres.
L’échange entre Bourita et Lavrov intervient à une semaine de l’examen et l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU le 31 octobre, d’une nouvelle résolution sur le Sahara. Pour rappel, lors de l’adoption de la résolution 2797 sur le Sahara le 31 octobre 2025, la Russie s’était abstenue lors du vote.
Le Maroc souhaite donc s’assurer de la position de la Russie lors du vote de ce projet de résolution qui, tel que rédigé par le Pen Holder américain, retient l’initiative d’autonomie marocaine comme unique solution au différend du Sahara, tout en prévoyant le remplacement de la MINURSO par la nouvelle mission «MINUSO» (Mission des Nations unies pour une solution politique au Sahara occidental) qui devrait prendre la relève le 1er mai 2027.
Par ailleurs, des organes de la presse internationale, rapportent que le nouveau projet de résolution américain ferait en effet, de la proposition marocaine d’autonomie, dans une version élargie et actualisée, l’unique base des négociations sur le différend territorial autour du Sahara marocain.
Ce projet de résolution exige également du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) d’achever, dans un délai de six mois, l’enregistrement des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, dans le Sud-ouest de l’Algérie, sachant que durant plus d’un demi-siècle, les agences spécialisées de l’ONU n’ont jamais été autorisées par le régime du pays d’accueil, l’Algérie, d’entreprendre une telle opération.
