L’Union africaine et l’OCDE accélèrent la finalisation d’un protocole d’accord pour transformer l’économie continentale

La finalisation d’un Memorandum d’entente (MoU) stratégique liant l’Union Africaine et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), était ce mardi 13 octobre, au centre des échanges entre le Président de la Commission de l’Union africaine (CUA), Mahmoud Ali Youssouf, et le Vice-secrétaire général de l’OCDE, François Ružička.

Cette rencontre de haut niveau, qui s’est tenue à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, constitue une étape cruciale pour lancer un partenariat UA-OCDE plus solide, plus inclusif et bénéfique mutuellement. Le nouveau cadre de coopération devrait fixer des priorités claires, des arrangements de gouvernance précis et des calendriers, en parfaite adéquation avec l’agenda d’intégration de l’Union Africaine.

Le Président de la Commission de l’UA a insisté sur la nécessité de remodeler les perceptions des investisseurs mondiaux en Afrique, renforcer la stabilité macroéconomique et mobiliser les vastes ressources domestiques du continent, y compris les fonds de retraite, l’équité et le capital privé, pour financer les priorités de développement de l’Afrique, d’après les informations relayées sur la page Facebook de l’organisation panafricaine.

Mahmoud Ali Youssouf estime que l’Afrique doit dépasser le stade de simple exportateur de marchandises brutes, précisant que le MoU avec l’OCDE devrait soutenir ainsi les efforts de localisation, d’industrialisation et de dynamisation du commerce inter-Afrique, afin de capter une plus grande valeur ajoutée sur le sol continental.

Dans cette optique, Ali Youssouf a appelé à revoir les mesures réglementaires unilatérales et les normes internationales qui risquent de freiner les exportations africaines, en particulier les produits transformés, ainsi qu’à renforcer la voix de l’Afrique dans la gouvernance de l’économie internationale, y compris le G20 et la réforme de l’architecture financière internationale.

Il a rappelé que les infrastructures ne suffisent pas, elles devraient s’appuyer sur des politiques qui favorisent la connectivité, la mobilité et une utilisation efficace pour générer des retours économiques durables.

Le patron de la Commission de l’UA a enfin réitéré l’engagement de l’UA en faveur d’une politique basée sur des preuves, d’une gouvernance économique axée sur les priorités africaines et des résultats pratiques, tout en soutenant l’intégration régionale, la résilience économique et le développement durable à travers le continent.