Comores : les pouvoirs du président renforcés

Désormais les pouvoirs du président comoriens, Azali Assoumani, seront renforcés après la victoire du « oui » au référendum sur la réforme constitutionnelle tenu le lundi 30 juillet dernier.

 

Plus de 92% des Comoriens ayant participé au vote (taux de participation, 63,9%), ont approuvé cette réforme, selon les résultats communiqués, mardi, par le président de la commission électorale indépendante (CEI), Ahmed Mohamed Djaza, lors d’une conférence de presse à Moroni.

 

La réforme permettra à Assoumani, qui a accédé au pouvoir en 2016, de briguer deux mandats de cinq ans consécutifs, contre un seul actuellement. En vertu de la Constitution actuelle, le pouvoir est tournant tous les cinq ans entre les trois principales îles de l’archipel (Grande-Comore, Mohéli et Anjouan), une initiative mise en place en vue de favoriser la stabilité dans ce pays sujet à des coups d’Etat à répétition par le passé.

 

Le referendum plébiscité supprime aussi les trois postes de vice-président et la Cour constitutionnelle, la plus haute instance judiciaire du pays.

 

L’opposition a boycotté le référendum qu’il a qualifié d’« illégal » et fait « sur mesure » en faveur du chef de l’Etat. Depuis des mois, elle dénonce des « abus de pouvoir » de la part du président. Plusieurs opposants seraient en détention.

 

Le scrutin a été émaillé de quelques fraudes selon différentes sources. Les observateurs de la Force en attente de la région Afrique de l’Est (EASF) on fait part des bourrages des urnes, entre autres.

 

Soulignons que le président Assoumani avait prévu des élections anticipées en 2019 en cas de victoire du « oui » au referendum. Mais, les résultats donnés par la CEI doivent encore être confirmés par la Cour suprême dans les tout prochains jours.

A propos de François Saint-Sauveur

Journaliste Ex RFI

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