Saisie record de 9,5 tonnes de cocaïne au Cap-Vert

La police cap-verdienne a saisi en fin de semaine dernière une quantité record de 9,5 tonnes de cocaïne au port de Praia sur un navire battant pavillon panaméen, dont les 11 membres d’équipage, tous russes, ont été arrêtés, a annoncé ce week-end la police dans un communiqué.

Cette saisie, la plus importante officiellement réalisée dans l’archipel, où la police avait découvert en octobre 2011 près de 1,5 tonne de cocaïne dans un immeuble de Praia, la capitale, lors d’une opération baptisée «Lancha Voadora» (« Hydravion »), a été réalisée grâce à un échange d’informations entre la police cap-verdienne et le Centre maritime d’opérations anti-drogue portugais MAOC (MAOC-N, Maritime analysis and operation center – narcotics), à Lisbonne, selon la même source.

«Le cargo venant d’Amérique du Sud avait pour port de destination Tanger (Maroc) mais s’est arrêté au port de Praia pour se conformer aux procédures judiciaires liées au décès à bord d’un membre de l’équipage», a précisé la police.

Les 11 membres d’équipage du bateau ESER, tous de nationalité russe, ont été arrêtés et remis aux autorités judiciaires du pays, selon le communiqué de la police, soulignant que la drogue était dissimulée dans 260 colis à l’intérieur du navire.

Dans ses opérations de perquisition, de déchargement, d’emballage, de transport et de garde du produit saisi, la police a indiqué avoir bénéficié de la coopération et de l’aide technique des polices portugaise et française, ainsi que d’autres institutions cap-verdiennes, comme l’armée et la police maritime.

Archipel constitué de dix îles, le Cap-Vert est considéré comme un modèle de stabilité, de démocratie et de bonne gouvernance en Afrique. Mais fait partie des pays ouest-africains utilisés par les trafiquants comme points de transit de la drogue en provenance d’Amérique du Sud à destination de l’Europe.

Les policiers travaillant sur des affaires de drogue au Cap-Vert évitent de parler directement à la presse en raison des menaces qui pèsent sur les enquêteurs, voire leurs familles. En septembre 2014, des narcotrafiquants avaient mis leurs menaces à exécution en assassinant la mère d’un inspecteur de police.

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