Le président de la RDC Tshisekedi sollicite l’aide américaine

Le nouveau président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, en visite à Washington du 3 au 5 avril, a sollicité, ce jeudi 4 avril, le soutien des Etats-Unis en vue de mettre un terme à la crise permanente que traverse son pays depuis des décennies.

«C’est pour ça que je suis ici», a noté le dirigeant congolais lors d’une conférence au Conseil sur les relations extérieures, un atelier de réflexion sur la politique étrangère. «Pour demander au partenaire traditionnel de la République démocratique du Congo que sont les Etats-Unis de nous accompagner le plus longtemps possible », a-t-il précisé.

La RDC aura de difficultés à s’en sortir «sans un appui sérieux et puissant» de son allié américain, un «partenaire idéal», a affirmé également Tshisekedi qui a remporté la présidentielle du 30 décembre dernier,

Son ambition est de «déboulonner le système dictatorial qui était en place», sous le règne de son prédécesseur, Joseph Kabila, en menant une guerre contre «la corruption, la gabegie, la mauvaise gouvernance», sans oublier «les arrestations arbitraires» qui étaient devenues monnaie courante dans le pays.

Le nouveau dirigeant congolais fait face à un défi de taille qui peut influer négativement sur les différentes réformes qu’il veut engager en vue, entre autres, de lutter contre la menace terroriste et d’assainir le milieu des affaires.

Il devra composer avec une majorité parlementaire (au niveau local et national) constituée de près de 90% des membres de la coalition politique, le Front commun pour le Congo (FCC), dirigée par Kabila. Le Sénat est également dominé par le FCC.

Le nouveau numéro Un congolais peut déjà compter sur le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, qui a exprimé mercredi son «soutien au programme de changement» qu’il envisage.

Dans un communiqué, Pompeo a salué le programme du gouvernement congolais «axé sur la lutte contre la corruption, le renforcement de la gouvernance, la promotion des droits humains», «la stabilité et la sécurité».

Au cours de sa visite, Tshisekedi devait rencontrer plusieurs hauts responsables américains. Sauf dernier changement dans le calendrier, il ne sera pas reçu vraisemblablement à la Maison Blanche, par son homologue américain, Donald Trump.

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