Washington dévoile le volet économique de son plan de paix entre Israéliens et Palestiniens

La Maison Blanche a présenté samedi sur son site Internet le volet économique de « l’accord ultime » de Donald Trump promis de longue date pour régler le conflit israélo-palestinien. Evalué à 50 milliards de dollars, il a été instantanément rejeté par les Palestiniens.

Le plan américain sera présenté officiellement la semaine prochaine à Bahreïn par son concepteur, le gendre et conseiller du chef de l’Etat américain Jared Kushner. Intitulé « La paix pour la prospérité », ce plan vise à fournir au peuple palestinien « les moyens de bâtir une société palestinien prospère et dynamique. Il consiste en trois initiatives destinées à soutenir les piliers de la société : l’économie, le peuple et le gouvernement ».

L’administration américaine prévoit d’attirer des investissements internationaux colossaux de plus de 50 milliards de dollars en une décennie, mais elle prévoit que les fonds levés soient gérés par une banque de développement internationale, afin d’assurer une meilleure gouvernance et d’éviter la corruption. L’objectif poursuivi est de doubler le Produit Intérieur Brut des Palestiniens en transformant leur économie et en créant plus d’un million d’emplois, et d’augmenter leur espérance de vie de 74 à 80 ans.

Ce plan s’attend à une transformation fondamentale de la Cisjordanie et de Gaza dans tous les secteurs : production d’électricité, fourniture d’eau potable, traitement des eaux usées, construction de terminaux de marchandises ou encore de routes pour réduire les délais et les coûts du commerce transfrontalier.

Mais les éléments dévoilés samedi ne font aucune mention d’un éventuel volet politique pas plus que de la création d’un Etat palestinien. Ce volet politique devrait, selon des responsables, être dévoilé à l’automne, après les législatives israéliennes. Mais cette absence a suffi pour que les Palestiniens, déjà extrêmement suspicieux à l’égard de Jared Kushner, un ami de la famille du Premier ministre israélien, et surtout à l’égard du président Trump depuis que ce dernier a reconnu Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu en 2017, rejettent aussitôt en bloc l’initiative américaine.

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