Cameroun : Macron et Biya d’accord pour une enquête sur les violences dans les zones anglophones

Le président français, Emmanuel Macron et son homologue camerounais, Paul Biya, «se sont accordés sur la nécessité d’une enquête impartiale en réaction aux violences commises contre des populations civiles dans le village de Ngarbuh dans la province du Nord Ouest», a annoncé le service de presse de l’Elysée dans un communiqué.

Macron a téléphoné, dimanche 1er mars à Biya avec lequel il a discuté des violences survenues dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun.

Visiblement, le président français a changé de ton après ses propos, le 22 février dernier, qui promettaient de mettre «le maximum de pression» sur Paul Biya pour que cessent «des violences au Cameroun qui sont intolérables», provoquant une vive tension dans les relations entre Yaoundé et Paris.

L’heure semble à l’apaisement. Le communiqué de la présidence française informe aussi que les deux dirigeants des deux pays ont « convenu de rester en contact sur le suivi des initiatives politiques issues du grand dialogue national», organisé en octobre à Yaoundé. Dans ses conclusions, ce rendez-vous national avait préconisé, entre autres, la mise en place d’un statut spécial pour les régions anglophones.

A signaler par ailleurs, que les ONG continuent à accuser aussi bien les indépendantistes anglophones que l’armée camerounaise d’être responsables de la mort de civils dans les régions anglophones.

Pour l’attaque survenue le 14 février dernier dans le village de Ngarbuh, Human Rights Watch accuse clairement l’armée nationale d’être responsable de «massacre délibéré».

Sans surprise, les autorités camerounaises ont rejeté les conclusions du rapport de cette ONG, les qualifiant d’infondées. Elles soutiennent la version de l’explosion de conteneurs de carburants, provoquée par des échanges de tirs entre des militaires et des «terroristes».

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