Egypte : Moubarak à deux pas de sa libération

La Cour de cassation égyptienne siégeant au Caire a abandonné mardi l’accusation de complicité de meurtre qui était jusque-là retenue contre l’ancien président Hosni Moubarak depuis novembre 2014.

L’ex-président égyptien, Hosni Moubarak, qui est toujours en détention dans un hôpital militaire de la capitale égyptienne, n’a plus qu’une seule charge judicaire qui est retenue contre lui. En effet, le seul mobile de son maintien en prison reste l’affaire de corruption pour laquelle il comparaitra bientôt.

L’ancien président égyptien, âgé de 86 ans, avait été condamné dans cette affaire en mai dernier, à trois ans d’emprisonnement pour détournement de fonds publics. Suite à une enquête approfondie, les agents de l’autorité égyptienne avaient conclu que l’argent détourné par l’ancien homme fort du pays, soit environ 10 millions d’euros, avait été utilisé pour rénover une résidence familiale appartenant à la famille Moubarak.

Hosni Moubarak, qui avait réussi à échapper à plusieurs peines d’emprisonnement, voit maintenant les charges retenues contre lui tomber les unes après les autres. En novembre dernier, un tribunal égyptien avait déjà abandonné en appel, les accusations de meurtre de manifestants qui lui avaient valu une peine d’emprisonnement à perpétuité en première instance.

Le flou sur la prochaine libération de l’ex-raïs, qui est resté au pouvoir pendant 30 ans, persiste toujours. Aucune source judiciaire n’a encore officiellement précisé si la Cour de cassation allait rendre ou non un jugement en faveur de l’acquittement et la libération de Moubarak. Son avocat Farid Al Deeb, a assuré mardi que c’était le cas, affirmant au passage que son client avait déjà « purgé sa peine » de trois ans de prison.

Les poursuites judiciaires contre Moubarak avaient débuté au lendemain de son éviction du pouvoir en février 2011, suite à la révolte populaire en Egypte dans le sillage du printemps arabe. L’ancien président égyptien n’avait pas pu échapper, comme beaucoup d’autres dirigeants de la région, au tsunami du printemps arabe.

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