Libération des derniers otages algériens au Mali

Les autorités algériennes ont annoncé samedi la libération de Mourad Guessas et Kedour Miloudi, deux diplomates algériens enlevés en avril 2012 par un groupe islamiste armé au Mali.

La libération de ces deux diplomates est « intervenue après d’intenses et inlassables efforts déployés par les institutions de l’Etat dans la plus grande discrétion », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les autorités algériennes ont, par la même occasion, confirmé l’exécution du troisième diplomate par les preneurs d’otages.

« Pour obtenir la libération des diplomates enlevés, Alger avait sollicité en premier lieu nombre d’intermédiaires, majoritairement des Touaregs du MNLA et d’Ansar Eddine ainsi que le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) », avait cru savoir le quotidien Le Temps d’Algérie.

En fin de compte, c’est « une aile des groupes armés du nord du Mali (qui) a réussi à obtenir, dans la nuit de vendredi à samedi, la libération de deux diplomates algériens des mains du Mujao », a expliqué le ministère des Affaires étrangèresà l’AFP, sans toutefois donner des détails sur les circonstances de cette opération.

Les autorités ont par ailleurs assuré qu’elles n’avaient payé aucune rançon aux kidnappeurs pour obtenir la libération des deux otages.

Pour Ali Zaoui, vice-président du Mouvement arabe de l’Azawad international, « l’Algérie n’a pas payé de rançon. C’est le mouvement arabe de l’Azawad (MAA) qui a négocié avec les ravisseurs. Ils leur ont adressé une lettre sévère pour libérer les otages sans condition ». Selon cet expert international dans les questions sécuritaires et « le MAA a demandé la libération immédiate des diplomates algériens », a-t-il confié au site tsa-algerie.com.

Justifiant la lenteur des négociations pour la libération des otages, Ali Zaoui explique : « Les négociations n’ont jamais été arrêtées. Le non-paiement d’une rançon par l’Algérie est à l’origine de la lenteur des négociations. Et, le paiement d’une rançon de 90 millions d’euros par la France, en novembre 2012, aux ravisseurs des quatre citoyens français enlevés dans le nord du Niger, est venu compliquer les négociations».

Pour information, les otages ont été libérés à Bordj Badji Mokhtar, une localité situéeà l’extrême sud de l’Algérie,en plein désert, près de la frontière malienne.

A propos de François Saint-Sauveur

Journaliste Ex RFI