L’ancien Président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, exilé au Maroc après sa destitution lors du coup d’Etat de novembre 2025, ne pourra pas regagner son pays pour le moment, en raison d’impératifs de sécurité mis en avant par le Haut Commandement militaire bissau-guinéen pour la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public.
Dans un communiqué rendu public ce jeudi 1er octobre, ce Haut Commandement explique que l’analyse de la situation nationale et du cadre sécuritaire actuel ne permet pas d’envisager un retour de l’ex-Chef d’Etat en Guinée Bissau.
« Pour le moment, les conditions de sécurité nécessaires ne sont pas réunies pour garantir le retour sur le territoire national de l’ancien président de la République », précise le document qui fait le compte rendu d’une réunion tenue le même jour, par l’institution militaire pour évaluer la situation politique, sociale et sécuritaire actuelle du pays.
Le Commandement précise que sa décision « est fondée exclusivement sur des raisons de sécurité nationale, de préservation de l’ordre public et de prévention des situations susceptibles de compromettre la stabilité et la tranquillité sociales» dans le pays.
Cette restriction de retour s’inscrit dans un cadre plus large de contrôle de l’espace public durant la phase de transition. Le communiqué rappelle que plusieurs mesures d’exception restent valables jusqu’à nouvel ordre, notamment l’interdiction des manifestations publiques et la suspension des rassemblements et des réunions à des fins ou des activités de nature politique.
Le Haut Commandement met fermement en garde contre toute tentative de braver ces directives, soulignant que tout contrevenant s’exposerait à des conséquences prévues par la réglementation en vigueur.
L’institution militaire a lancé, enfin, un appel à la responsabilité civique du peuple guinéen, à la collaboration de la communauté internationale, du corps diplomatique accrédité dans le pays, de la société civile, des confessions religieuses et des autorités traditionnelles, afin qu’ils contribuent à la préservation de la paix, de la stabilité et de la sécurité nationale.
Tous les citoyens sont instamment priés de faire preuve de sérénité et de discipline, ainsi que de s’abstenir de tout acte susceptible de perturber l’ordre public, de provoquer des affrontements ou de l’instabilité.
