Le gouvernement fédéral du Nigéria a officialisé, mardi 20 octobre, la détection d’un premier cas de virus Ebola dans la capitale fédérale, Abuja, d’après la publication d’un communiqué du ministère de la Santé à ce sujet.
Suite à la confirmation des analyses au laboratoire, les autorités nigérianes ont immédiatement déclenché le protocole d’urgence de santé publique, tout en appelant la population à la vigilance plutôt qu’à la panique.
Le cas concerne une femme récemment revenue d’un séjour en Ouganda. Elle a été admise dans un hôpital privé d’Abuja où elle a reçu des soins pendant plusieurs jours avant que le diagnostic ne soit confirmé. A présent, elle continue de recevoir en isolement des soins médicaux.
Pour circonscrire la menace de propagation du virus Ebola, le ministère fédéral de la Santé, le Centre nigérian de contrôle des maladies (NCDC) et le Secrétariat des services de santé du FCT unissent leurs efforts afin de bloquer toute chaine de transmission locale.
Au moment de la publication du communiqué, 44 contacts ont été déjà identifiés et placés sous surveillance. Les équipes de santé publique, traquent activement toute personne susceptible d’avoir été exposée, notamment les professionnels de santé, les patients, ou les personnes ayant voyagé avec le malade.
Parallèlement, le gouvernement fédéral a appelé tous les établissements de santé publics et privés du pays à être en état d’alerte maximale, et les professionnels de santé à maintenir un haut niveau de vigilance en identifiant, isolant et signalant immédiatement les cas suspects aux autorités compétentes.
Pour faire barrage au virus, le Gouvernement demande à chaque citoyen d’appliquer strictement les règles définies, notamment garder son calme, renforcer l’hygiène, surveiller l’apparition de symptômes, signaler immédiatement toute exposition possible, coopérer avec les équipes de la santé publique et éviter les rumeurs et la stigmatisation.
Les autorités rappellent que le Nigeria a réussi à contenir Ebola en 2014 et dispose de l’expérience et des systèmes de santé publique nécessaires pour répondre à tout risque de propagation du virus, prévenant néanmoins que la réussite de la riposte contre une éventuelle épidémie, dépend de la responsabilité collective.
