Un nouveau mouvement politico-militaire, dénommé «Front pour la refondation de la nation» (FRN), a a vu le jour ce lundi 12 octobre en République démocratique du Congo (RDC) avec une présence particulière à Goma, une localité contrôlé par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), située dans la province du Nord-Kivu, dans l’est du pays.
Un communiqué publié sur le compte X du M23 indique que l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange, est nommé à la tête de cette nouvelle structure qui succède à l’«Alliance Fleuve Congo» (AFC), laquelle était dirigée par Corneille Nangaa, Kabila sera secondé par trois vice-présidents, notamment Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa, haut responsable du M23 et Sultani Makenga, chef militaire du M23, ajoute le même document.
Les signataires d’une Déclaration politique publiée par le M23, ont passé en revue, lors d’une réunion tenue les 10 et 11 octobre à Goma, la situation générale du pays qui serait caractérisée, selon eux, par «une crise profonde multidimensionnelle».
Après avoir dressé un «tableau macabre d’un pays en péril», les signataires de la Déclaration politique ont «décidé de mutualiser leurs forces, ressources et moyens aux fins de créer un cadre d’actions à travers lequel tous les Congolais à l’unisson, vont entreprendre l’œuvre de la libération de leur pays».
C’est en vertu de l’article 64 de la Constitution, qui dispose que « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution», que ces signataires ont créé le FRN, précise ladite Déclaration.
Rappelons que fin septembre 2025, la Haute Cour militaire congolaise avait condamné par contumace, l’ancien président Kabila à la peine de mort, pour trahison et crimes contre l’humanité.
