Le FMI prévoit 7,4% de croissance en Côte d’Ivoire

Le Fonds mondial international (FMI) maintient dans ses dernières prévisions, un taux de croissance économique de 7,4 % en Côte d’Ivoire pour l’année 2019, pendant que les autorités de Yamoussoukro tablent sur un taux de 7,5 %, soit une marge d’écart de 0,1%, entre le gouvernement ivoirien et celles du FMI.

Pour l’exécutif ivoirien, les principaux indicateurs macroéconomiques sont au vert et une croissance à 7,5% est tenable. «Les moteurs de la croissance sont le tertiaire, et en particulier les secteurs de la finance et des télécommunications», a rappelé Moussa Sanogo, le secrétaire d’État chargé du budget et du portefeuille de l’État, soulignant que «les investissements et les exportations portent l’économie ivoirienne, et cela se poursuivra encore longtemps».

Il a fait noter que la Côte d’Ivoire est le seul pays de la zone de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) qui possède une balance commerciale excédentaire.

Le cacao dope les exportations ivoiriennes, a mis en exergue le ministre Sanogo, expliquant qu’en 2018, l’or brun a rapporté 389,8 milliards de francs CFA (592 millions d’euros) au fisc ivoirien.

En 2019, les recettes des exportations du cacao sont estimées à 402,1 milliards de francs CFA, précise-t-il. Il a, par ailleurs, annoncé que pour accroître encore les performances, le gouvernement ivoirien envisage désormais de miser sur une digitalisation tout azimut des services des impôts et des douanes.

Il a reconnu que son gouvernement doit faire des efforts dans la mobilisation de la dette pour financer le budget. En 2019, le budget prévoit une mobilisation de la dette sur le marché financier régional et international à hauteur de 1.439,4 milliards F CFA.

«Le gouvernement a déjà lancé une syndication internationale, pilotée par la Société générale, pour un emprunt direct auprès des banques estimé à 500 milliards F CFA », a dit le ministre ivoirien du Budget.

Il a poursuivi que « 609 milliards seront également levés auprès de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), tandis que le gap de 330 milliards devrait faire l’objet d’une autre syndication internationale ».

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