L’ex-première dame de Côte d’Ivoire bientôt au banc des accusés

L’ex-première dame de la Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, a été comparu mardi devant un tribunal d’Abidjan pour une audience de procédure, avant le début du procès dans une quinzaine de jours, a annoncé son avocat, Rodrigue Dadjé.

L’épouse de l’ancien président, Laurent Gbagbo avait déjà été «cuisinée» pendant huit heures, en février dernier, dans sa résidence surveillée à Odienné, par le procureur du tribunal d’Abidjan-Plateau, Adou Gérard et le doyen des juges d’instruction du même tribunal.

Les avocats de Simone Gbagbo ont déclaré qu’ils comptaient sur la Justice en place pour garantir à leur cliente, un procès équitable qui respecterait tous ses droits.

Transférée depuis le 1er Décembre de Odienné (ville du Nord-Ouest) pour Abidjan, Simone Gbagbo est poursuivie pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » en rapport avec à la crise postélectorale meurtrière de 2010-2011, ayant fait près de 3000 morts.

Elle est également sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) à l’instar de son époux Laurent Gbagbo qui est actuellement incarcéré dans une prison à la Haye.

En réponse à la demande de la CPI du transfèrement de Simone Gbagbo à la Haye, l’Etat de Côte d’Ivoire avait affirmé que la justice ivoirienne à la capacité et la compétence de la juger sur place.

Quatre-vingt autres personnes proches de l’ex-président Gbagbo, sont poursuivies par la justice ivoirienne pour « atteinte à la sûreté de l’Etat, complot contre la défense nationale, constitution et direction de bandes armées et atteinte à l’ordre public ».

Initialement prévue le 22 octobre dernier, l’ouverture du procès de Simone Gbagbo et des autres co-accusés devrait avoir lieu avant la fin de cette année. En revanche, le procès de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo qui est accusé d’avoir fomenté une campagne de violences dans le but de conserver le pouvoir à l’issue de l’élection présidentielle de novembre 2010, ne débutera que le 15 juillet 2015 devant la Chambre de première instance I de la CPI.

C’est un long feuilleton qui risque de se terminer par de lourdes peines au cas où les accusations contre le couple Gbagbo et leur proche entourage, sont retenues par les juridictions ivoirienne et internationale.