Un mandat d’arrêt international lancé contre l’ex-président du parlement ivoirien, Guillaume Soro

Le procureur de la République de Côte d’Ivoire, Richard Adou, a annoncé lundi, avoir requis un mandat d’arrêt international contre l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, pour atteinte à l’autorité de l’Etat, recel de détournement de deniers publics et pour blanchiment de capitaux.

Dans une déclaration lundi 23 décembre, au journal de 20H de la télévision publique ivoirienne (RTI 1), le procureur Richard Adou a souligné que «les éléments en possession des services de renseignement dont ils ont l’enregistrement sonore, établissant clairement que le projet devrait être mis en œuvre incessamment» et ordonné «l’interpellation et l’arrestation des mis en cause».

Par ailleurs, le procureur de la République a précisé il a été saisi le vendredi 20 décembre, d’une plainte formulée par l’agent judiciaire du Trésor contre Cissé Mory, Koné Kamaraté Souleymane, Nguessan René et Soro Kigbafori Guillaume pour détournement de deniers publics, recel de détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux portant sur la somme de 1,5 milliard Fcfa.

Quinze personnes dont des parlementaires ont été arrêtés pour des dossiers complètement différents, a confirmé le procureur Richard Adou, citant Alain Lobognon, le député de Fresco, une ville dans le sud-Ouest ivoirien.

De retour lundi en Côte d’Ivoire de l’ex-chef de la rébellion et candidat à la présidentielle de 2020 Guillaume Soro, a été «empêché» d’atterrir à Abidjan, ce qui a entrainé de violentes interventions policières contre ses partisans dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire, a révélé son parti, Générations et Peuples solidaires (GPS).

Quelque 800 hommes des forces de l’ordre ont été mobilisés, dont des forces antiémeutes, déployés à raison tout au long du trajet allant de l’aéroport au domicile de Soro, selon une note de la préfecture de police d’Abidjan.

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