Congo-Brazzaville : des ONG réclament le départ du ministre des Grands travaux

Des ONG congolaises de défense des droits l’homme ont demandé, samedi 18 janvier devant la presse, la démission du ministre de l’Aménagement du territoire en charge des grands travaux, Jean-Jacques Bouya, à la suite de l’effondrement d’une partie de la route de la corniche sur le fleuve Congo à Brazzaville, causé par une longue pluie diluvienne.

D’après elles, « le phénomène mondial du réchauffement climatique ne peut en aucun cas épargner (excuser) l’incapacité et la culpabilité de certains dirigeants congolais », faisant allusion aux pluies qui ont précédé l’effondrement.

« Nous avons constaté » que « la politique des grands travaux » menée dans notre pays par Jean-Jacques Bouya est « contre-productive », a fait savoir Trésor Nzila, un des membres de la plateforme regroupant ces ONG. Et d’expliquer, « tout ce qu’il mène comme action finalement, ce sont des infrastructures qui ne sont pas durables ».

Un autre défenseur au sein de la plateforme a, pour sa part, dénoncé les « rétro-commissions » dans la passation des marchés publics. « Les commissions sont trop importantes et à la fin le travail est bâclé. C’est ça la réalité du Congo et nous ne pouvons plus accepter cela. Voilà pourquoi nous demandons la démission du ministre Jean-Jacques Bouya ».

Les éboulements de terrain ont touché le centre-ville de la capitale congolaise le jeudi 9 janvier à la suite d’une longue pluie diluvienne. Les ONG, voire les simples citoyens, se sont interrogés sur la qualité des travaux du trottoir de la corniche, effectués il y a quatre ans à peine.

Ces travaux réalisés par une société chinoise jusqu’en 2016, auraient couté plus de 72 milliards de FCFA (plus de 110 millions d’euros).

La corniche a été fermée, pour un moment, à la circulation, le temps pour la société l’ayant construite d’établir les causes de la catastrophe et d’engager les travaux de réhabilitation. « Dans l’urgence, la route doit être fermée pour la protéger, de sorte que le glissement de terrain ne puisse pas s’aggraver », avait alors indiqué Jean Jacques Bouya.

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