Les Etats-Unis suspendent leurs liens avec l’OMS

Le président américain, Donald Trump, a annoncé vendredi la rupture de la relation entre les Etats-Unis et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mettant à exécution ses menaces proférées il y a quelques jours de mettre fin à la contribution financière américaine si l’OMS « ne s’engage pas à des améliorations majeures ».

Le locataire de la maison Blanche continue d’accuser l’agence onusienne d’avoir fait preuve de manquements dans sa réponse à la pandémie de Covid-19, et d’être complaisante avec Pékin depuis l’apparition du nouveau coronavirus.

« Parce qu’ils ont échoué à faire les réformes nécessaires et requises, nous allons mettre fin aujourd’hui à notre relation avec l’Organisation mondiale de la Santé et rediriger ces fonds vers d’autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent », a déclaré Trump devant la presse à la Maison Blanche.

« D’innombrables vies ont été perdues et de profondes difficultés économiques ont été infligées dans le monde entier », a-t-il déploré.

Un coup dur pour l’OMS, étant donné que les Etats-Unis sont son plus grand donateur, avec une contribution qui s’était élevée à hauteur d’environ 20 % du budget de l’organisation en charge de la santé en 2018 et 2019.

Des réactions n’ont pas tardé chez certains dirigeants d’autres pays. Déçu, le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, a écrit samedi sur Twitter que la décision américaine constitue « un sérieux revers pour la santé mondiale ».

Il a indiqué que l’une des priorités de l’Allemagne qui prendra la présidence tournante de l’Union européenne (UE) le 1er juillet prochain, sera de renforcer le rôle de l’UE au sein de l’OMS qui a « besoin de réformes » pour qu’elle «ait un avenir».

Du côté de l’UE qui a appelé les Etats-Unis à reconsidérer leur décision, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, ont estimé dans une déclaration conjointe, qu’il est plutôt temps de « renforcer la coopération et de trouver des solutions communes » face à cette menace mondiale.

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