Le sort du Polisario semble définitivement scellé en Espagne

La rupture semble bel et bien actée entre le Front Polisario et l’Espagne où  ont été prises ces derniers jours, d’importantes mesures visant à soustraire toute légitimé à la présence des pions de l’entité sahraouie et de ses symboles sur le sol espagnol.    

A l’occasion de la journée Mondiale de l’Afrique le 25 mai dernier, les dirigeants du Polisario ont été déjà enragés par la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya qui avait publié sur le compte Twitter de son département, une carte de l’Afrique avec les drapeaux de tous les Etats membres de l’Union africaine (UA) à l’exception de celui de la chimérique république sahraouie «RASD».

Arancha a aussi sciemment omis d’inviter le prétendu représentant du Polisario en Espagne, à une visioconférence qu’elle a tenue à la même occasion, avec les ambassadeurs des pays africains accrédités à Madrid. 

Ce mardi, la Cour suprême espagnole vient d’en rajouter une couche en interdisant l’utilisation de drapeaux, fanions ou symboles non officiels, dans les édifices et les espaces publics.

Autrement dit, pour la haute juridiction en Espagne, le fanion du Polisario «ne doit pas coexister occasionnellement ou de manière permanente, avec le drapeau de l’Espagne et les autres légalement ou statutairement institués» dans le Royaume ibérique. 

En réaction à ces cinglants revers, le Polisario n’a pas trouvé mieux que de lancer ses attaques maladroites contre Madrid et Paris, en dénonçant dans un communiqué, une présumée «complicité flagrante de la France et de l’Espagne» avec le Maroc dans le conflit du Sahara.

Même l’Union Européenne, pourtant grand pourvoyeur d’aide aux Sahraouis des camps de Tindouf, n’a pas été épargnée par le Polisario qui  affirme dans son communiqué, que «pendant des décennies, l’UE a non seulement ignoré le conflit, mais l’a également alimenté par des accords qui ne profitent qu’au Maroc, tout en limitant son attention aux efforts de résolution des conflits entrepris par l’ONU», sachant que cette dernière a l’exclusivité dans le traitement du dossier du Sahara que ni l’UE ni l’Union Africaine ne sont habilitées à y interférer.

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