Soudan: Le gouvernement signe un accord de principe avec le groupe rebelle SPLM-N

Le gouvernement soudanais de transition et le Mouvement populaire de libération du Soudan – Nord (SPLM-N) ont signé, dimanche 28 mars à Juba, capitale du Soudan du Sud, une Déclaration de principes dans le cadre du règlement du conflit au Soudan.

La Déclaration a été paraphée par le lieutenant-général Abdel-Fattah Al-Burhan, président du Conseil de souveraineté de transition, qui a représenté le gouvernement de Khartoum et le commandant Abdalaziz Al- Hilo, président du SPLM-N, en présence du président sud-soudanais, Salva Kiir, et du Directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley.

Le SPLM-N, implanté dans les Etats du Kordofan-Sud et du Nil Bleu, au sud du Soudan, est l’un des derniers mouvements rebelles du pays qui avait refusé, en octobre dernier, de rejoindre les accords de paix signés à Juba par les autorités de Khartoum avec différents groupes rebelles.

Ce mouvement avait conditionné son adhésion au processus de paix par le consentement des autorités de déclarer le Soudan comme un Etat laïc, respectant la diversité des religions.

La signature de la Déclaration est un signe que les deux parties sont en train d’accorder leurs violons. En tout cas, le texte reconnaît la diversité ethnique, religieuse et culturelle du Soudan, en ce qu’il prévoit « l’instauration d’un Etat civil, démocratique et fédéral au Soudan, dans lequel la liberté de religion, de croyance et de culte sont garanties à l’ensemble du peuple soudanais ».

Le document servira de base à de prochaines négociations de paix. Les deux parties ont convenu de travailler ensemble non seulement pour l’instauration d’un Etat laïc, mais aussi pour « l’unification » des forces armées.