L’UE et l’UA pour un plan migratoire au sommet de Malte

Le président français François Hollande, la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma actuellement en visite en France, ont plaidé lundi à Paris en faveur de la mise en place d’un plan pour réguler les questions migratoires depuis leurs causes, à l’occasion du prochain sommet de Malte entre l’UE et des pays africains, sur les questions de la migration.

Ce sommet international qui se tiendra les 11 et 12 novembre à la Valette, la capitale de l’Ile de Malte, a été décidé en avril dernier par le Conseil européen pour examiner les questions relatives aux migrations avec les pays africains et d’autres pays concernés.

Actualité oblige, ces derniers mois, l’UE était confrontée à l’arrivée en Europe d’un nombre important de migrants et de réfugiés. En plus des actions déployées au niveau européen, notamment la lutte contre les trafiquants, le renforcement du contrôle des frontières maritimes, et récemment la répartition des réfugiés entre les pays de l’UE, celle-ci tient à limiter les flux migratoires illégaux en s’attaquant également à la racine du mal.

C’est dans ce cadre que la coopération avec les pays d’origine et les pays de transit de ces flux est appelée à être renforcée, l’objectif étant d’associer les efforts de toutes les parties concernées.

Les attentes de la rencontre de Malte sont donc importantes. «Nous voulons que ce ne soit pas simplement le constat, pas simplement la prévention de ces mouvements de population mais véritablement un plan qui permettra d’agir contre les causes de ces phénomènes et agir à la source», a déclaré François Hollande, lors de sa déclaration conjointe à l’Elysée avec Dlamini-Zuma. Le président français prône globalement la mise sur pied d’une «grande politique de développement».

Mme Dlamini-Zuma estime, pour sa part, que l’aspect sécuritaire à lui seul n’est pas suffisant dans la mesure où «aucune barrière ne peut arrêter les gens». Il s’agit donc de s’«attaquer aux réalités sur le terrain dans nos pays», a-t-elle souligné. La réduction de la pauvreté, la modernisation de l’agriculture, la formation de la jeunesse figurent parmi les actions prioritaires pour la chef de la Commission de l’UA.

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