La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a levé, avec effet immédiat, toutes les sanctions résiduelles contre la République de Guinée-Conakry et les personnes impliquées dans le processus de transition, indique l’organisation dans un communiqué publié ce mercredi 28 janvier.
La conférence a également réintégré pleinement ce pays dans tous les organes décisionnels de la CEDEAO et dans les activités d’intégration régionale de la Communauté.
Cette initiative fait suite à l’élection présidentielle du 28 décembre dernier et l’investiture de Mamadi Doumbouya dans ses fonctions de Chef de l’Etat, le 17 janvier 2026, soit plus de quatre ans après le coup d’Etat du 5 septembre 2021.
L’organisation ouest-africaine a noté l’engagement et la détermination des autorités de transition en Guinée à rétablir l’ordre constitutionnel, et souligné l’évaluation positive du déroulement du référendum constitutionnel et de l’élection présidentielle par les missions d’observation de la CEDEAO, de l’Union africaine et d’autres missions indépendantes.
Elle a félicité le gouvernement et le peuple de Guinée pour le bon déroulement du scrutin présidentiel pacifique et l’investiture d’un président démocratiquement élu.
Le président Doumbouya a été également félicité, avant d’être encouragé à poursuivre des politiques visant la cohésion sociale, l’unité nationale et la prospérité inclusive du peuple guinéen.
Le gouvernement est, pour sa part, encouragé à tirer parti du rétablissement de l’ordre constitutionnel pour intensifier le dialogue national entre toutes les parties prenantes guinéennes afin d’assurer une grande inclusion, la cohésion sociale et le consensus national à l’approche des élections législatives et au-delà.
Les autorités guinéennes sont également invitées à intensifier leurs efforts visant à consolider la démocratie, la bonne gouvernance et l’État de droit, ainsi que le développement économique et social. La CEDEAO remercie tous les partenaires, dont l’Union africaine et les Nations unies, qui ont accompagné le processus de transition en Guinée-Conakry.
