Crise à l’Est de la RDC : L’Angola reçoit le mandat de préparer un Dialogue inter-congolais

Une réunion tenue lundi 09 février à Luanda (Angola), sur le conflit à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), a abouti à plusieurs décisions dont celle consistant à donner mandat à l’Angola pour initier des consultations avec toutes les parties congolaises concernées, en vue de créer des conditions favorables devant faciliter la reprise du dialogue inter-congolais.

La rencontre a réuni autour d’une même table, le Chef de l’Etat angolais et Président en exercice de l’union Africaine (UA), João Manuel Gonçalves Lourenço, le Président de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi, le Président du Conseil du Togo et Médiateur de l’UA pour la résolution de la crise dans les Grands Lacs, Faure Gnassingbé, ainsi que l’ancien Président nigérian, Olusengun Obasanjo, représentant les cinq ex-chefs d’Etat désignés par l’UA comme Facilitateurs du Processus de Paix en RDC.

Ces responsables «ont donné mandat à l’Angola d’engager des consultations avec toutes les parties congolaises dans le cadre de l’initiative du dialogue national préconisé par le Président de la République (…) Un dialogue apaisé (…) et destiné à consolider la cohésion nationale », précise un communiqué de Kinshasa.

Tshisekedi a bel et bien annoncé, au début de ce mois, la tenue d’un dialogue national et inclusif. Mais les conditions posées par le dirigeant congolais continuent de provoquer de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile en RDC.

Le Chef de l’État congolais a en effet, indiqué que ce grand rendez-vous se déroulerait sur le sol national, sous la conduite des institutions de la République, dans le respect de la Constitution et des règles démocratiques, et que la participation des personnes condamnées pour des crimes de guerre dans le pays ne serait pas envisageable, laissant à l’Angola, du pain sur la planche, pour faire converger les différentes parties vers une position acceptée par tous.

La réunion de Luanda a également appelé les parties en conflit en RDC à instaurer un cessez-le-feu et à accélérer l’opérationnalisation du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu convenu à Doha le 14 octobre 2025, ainsi qu’à mettre en œuvre l’accord de paix conclu le 4 décembre 2025 à Washington et les résolutions 2773 (2025) et 2808 (2025) du Conseil de Sécurité de l’ONU.