La Confédération des États du Sahel (AES) a désigné le professeur Balibié Serge Auguste Bayala au poste de président de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID), devenant le premier dirigeant de cette institution créée l’année passée.
Cette nomination «constitue un événement majeur qui mérite d’être salué à sa juste valeur» et «revêt une portée stratégique considérable, tant pour le Burkina Faso que pour l’ensemble de l’espace confédéral», lit-on dans un communiqué publié lundi par le ministère burkinabè des Affaires étrangères.
La BCID-AES a été mis en place dans un contexte où les Etats membres de la Confédération de l’AES, à savoir : le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ont affiché leur volonté de renforcer leur souveraineté politique, économique et monétaire.
L’institution financière commune est présentée comme un instrument autonome de financement, appelé à devenir un outil structurant de financement des infrastructures stratégiques, de soutien à l’industrialisation, de mobilisation de ressources internes et régionales, et de promotion de projets intégrateurs à fort impact social et économique.
La désignation de Bayala traduirait, selon le communiqué de Ouagadougou, la volonté du Collège des Chefs d’Etat de l’AES de placer cette institution sous le leadership d’un technicien aguerri, capable d’articuler rigueur financière, crédibilité internationale et vision stratégique.
Titulaire d’un Doctorat (PhD) en Gestion Financière de l’Université néerlandaise de Groningen, Bayala cumulerait plus de vingt années d’expérience dans la gouvernance d’organisations complexes, la structuration de mécanismes innovants de financement du développement et la conduite de réformes institutionnelles structurantes. Il connu pour ses compétences aussi bien dans son pays que dans l’espace ouest-africain.
Les autorités burkinabè considèrent également la nomination de Bayala comme «une source de fierté nationale», dans la mesure où elle «témoigne de la qualité des compétences burkinabè capables d’occuper les plus hautes responsabilités dans les nouvelles architectures régionales».
