RCA: deux anciens Premiers ministres se disputeront le second tour des présidentielles

Le second tour des élections présidentielles en Centrafrique opposera deux anciens Premiers ministres du pays, un duel de choc qui déplaît à une partie de la classe politique centrafricaine et plus particulièrement à d’autres candidats briguant la présidence.

Ces derniers réclament l’arrêt du processus électoral à cause de la proximité entre l’ex-président François Bozizé et les deux candidats retenus pour le second tour. D’après le décompte fait par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) pour le premier tour des élections présidentielles, Anicet Georges Dologuélé arrive en tête du suffrage avec un peu moins de 24% des voix.

Le candidat Faustin Archange Touadéra arrive, quant à lui, en seconde position avec près de 20% des voix. Ce seront donc ces deux anciens Premiers ministres qui s’affronteront le 31 janvier prochain durant le second tour des élections présidentielles.

L’ancien chef de gouvernement, M. Dologuélé, était jusque-là pressenti pour remporter haut la main ces élections. Les pronostics laissaient en effet penser qu’il pouvait même gagner le suffrage dès le premier tour, grâce notamment à un accord signé avec le KNK, le parti de François Bozizé.

Un soutien de taille qui n’a toutefois pas empêché Faustin Touadéra, également ancien Premier ministre, de réussir à décrocher la seconde place du premier tour. Son score de près de 20% des voix constitue une véritable surprise, dans la mesure où il s’est présenté comme candidat indépendant. Son parti le KNK, avait en effet officiellement apporté son soutien à celui qui devient aujourd’hui son rival.

Cet imbroglio politique où se mêlent jeu de pouvoir et alliances politiques imprévues, avait largement été utilisé par certaines personnalités pour dénoncer « une mascarade politique » à laquelle se livrent les deux candidats retenus pour le second tour.

Une vingtaine de candidat à la présidence avait dès le début de la semaine alerté sur des cas de fraudes et exigé l’arrêt des opérations électorales. Malgré leurs revendications, l’ANE n’a pas pris en compte leurs doléances et poursuivi le processus électoral.

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