Niger: Les aveux du général Souleymane dans le putsch manqué

Le général Salou Souleymane, mis en cause dans l’affaire de la tentative du coup d’Etat déjoué le 17 janvier dernier au Niger, aurait reconnu son implication dans ce projet et demandé le pardon au président de la République et à la nation nigérienne tout entière.

Cet Inspecteur général de l’Armée et de la gendarmerie, ancien chef d’Etat major de l’Armée, fait partie de la dizaine d’officiers de l’armée nigérienne qui ont été interpellés à la suite du putsch avorté, dénoncé le 18 décembre dernier par le président Mahamadou Issoufou.

Dans un message à la nation, à l’occasion de la commémoration du 57e anniversaire de l’indépendance du Niger, le chef de l’Etat avait alors parlé d’une tentative malheureuse de déstabilisation des institutions de la République et de renversement du pouvoir démocratiquement élu.

Plusieurs civils et militants des partis de l’opposition ont été également mis en cause et arrêtés dans ce même dossier. Pour l’opposition qui avait réclamé des preuves de ces accusations, ce coup d’état n’était que «fictif» et relevait de la «machination» du régime au pouvoir.

L’aveu de Souleymane pourrait créer la confusion au sein des adversaires d’Issoufou, qui accusent, par ailleurs, le chef de l’Etat, candidat à sa propre succession, de tout mettre en œuvre pour garantir sa réélection en février prochain. Reste à dévoiler toute la vérité sur l’identité des différents complices et sur les motivations réelles ayant conduit à cette tentative de coup d’état.

La tension reste tendue entre les autorités au pouvoir et l’opposition, alors que les Nigériens sont attendus aux urnes le 21 février prochain, pour le premier tour des élections présidentielles couplées aux législatives. Dans ce cadre, les chefs traditionnels du Niger ont appelé, jeudi à Niamey, les différents acteurs de la vie sociopolitique à plus de retenue afin de garantir les élections apaisées.

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