L’opposant ougandais Bobi Wine annonce son départ temporaire de son pays

Après avoir passé deux mois dans la clandestinité pour échapper à la traque du pouvoir du président, Yoweri Museveni, l’opposant ougandais, Bobi Wine a finalement choisi de s’exiler momentanément hors des murs de son pays, d’après son message adressé à ses compatriotes, samedi 14 mars sur son compte X.

Wine, qui accuse Museveni d’avoir, « une fois de plus bafoué la volonté du peuple ougandais » en s’autoproclamant président par la force, affirme avoir pu « s’échapper et se cacher », alors que sa maison était encerclée par les militaires dès le lendemain de la présidentielle du 17 janvier 2026.

« Ces deux derniers mois, le régime m’a traqué sans relâche. Ils ont perquisitionné les domiciles de nombreux collègues et autres dirigeants, dressé des barrages routiers et effectué des contrôles inopinés de véhicules (…), perquisitionné notre maison au village et assiégé ma maison », raconte-t-il, avant de remercier le peuple ougandais qui l’a « abrité et protégé ».

Selon ses dires, son départ temporaire du pays est pour se « consacrer à des missions importantes ». L’opposant entend mobiliser, au cours des prochaines semaines, ses « amis et alliés du monde entier », avant de retourner en Ouganda « pour poursuivre le combat pour la liberté et la démocratie ». Entre temps, Bobi Wine a invité les Ougandais à rester unis et concentrés en son absence en prélude à une nouvelle phase de sa lutte.

Yoweri Museveni, 81 ans, a été réélu président de l’Ouganda pour un septième mandat consécutif, en janvier dernier, avec 71,65 % des voix contre 24,72 % pour Wine qui n’a pas reconnu ces résultats de ce scrutin.