Le gouvernement sud-africain a annoncé dimanche 15 mars, dans une déclaration officielle, avoir pris note du dépôt par Israël de ses arguments en réponse aux accusations de génocide dans la bande de Gaza, portées par Pretoria devant la Cour internationale de Justice (CIJ) depuis octobre 2024.
Après avoir déploré la réponse tardive de l’État d’Israël, intervenue le 12 mars dernier, l’Afrique du Sud précise qu’à présent, elle est en train d’examiner ladite réponse, pour décider de la suite de la procédure ; « si elle souhaite demander à la Cour l’autorisation de présenter des observations écrites supplémentaires en réponse, ou si elle souhaite passer directement à la phase orale de la procédure. »
Entre temps, la situation humanitaire à Gaza reste désastreuse en dépit des ordonnances contraignantes de la Cour, dont le cessez-le-feu du 10 octobre 2025, regrettent les autorités sud-africaines.
«Les Palestiniens de Gaza continuent de subir des bombardements incessants de la part des forces israéliennes, entraînant des pertes de vies humaines constantes, des dommages aux infrastructures essentielles et des conditions de vie précaires pour la population de Gaza», poursuit la déclaration de l’exécutif sud-africain qui rappelle que de multiples sources onusiennes, ONG et la CIJ ont déjà confirmé les violations constantes du droit international par Israël à Gaza.
Pretoria pointe aussi du doigt l’escalade de la crise dans le Golfe et les attaques israéliennes continues contre le Liban qui aggravent la situation à Gaza et menacent la sécurité régionales et internationales.
« A l’heure où la division mondiale s’accentue et où le système multilatéral, et notamment les Nations Unies, est systématiquement sapé, la crise à Gaza représente une occasion d’unir l’humanité et de rappeler à tous, nos valeurs communes », souligne le président Cyril Ramaphosa, plaidant, dans la foulée, en faveur du respect du droit international et du soutien des institutions comme l’ONU et la CIJ dans la résolution des conflits.
Le Gouvernement de Pretoria rassure que « l’Afrique du Sud demeure déterminée à jouer son rôle, aux côtés d’autres pays, pour honorer les promesses de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide et de la Charte des Nations Unies, afin de libérer l’humanité du ‘fléau odieux’ du génocide (…) et de ‘préserver les générations futures du fléau de la guerre’ ».
