Le CDC Afrique et l’OIM unissent leurs forces en matière de sécurité sanitaire

Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont signé, mercredi 22 juillet, un nouvel accord-cadre de coopération visant à renforcer la capacité de l’Afrique à prévenir, détecter et répondre aux menaces pour la santé publique sur l’ensemble du continent, a annoncé le CDC Afrique dans un communiqué.

Cet accord-cadre, couvrant la période 2026-2028, permet d’associer le leadership du CDC Afrique en matière de santé publique et l’expertise opérationnelle mondiale de l’OIM, dans le cadre du soutien à la santé des migrants, des personnes déplacées et des populations mobiles, et ce, en faveur des Etats membres de l’Union africaine (UA).

Le communiqué souligne que ce partenariat intervient à un moment où les épidémies, les risques sanitaires liés au climat et les mouvements de population transforment de plus en plus le paysage sanitaire africain.

En unissant leurs forces par-delà les frontières, les Etats pourront détecter plus tôt les menaces, mieux coordonner leurs interventions et protéger les populations, quel que soit leur lieu de résidence ou de déplacement.

Alors que «les menaces sanitaires franchissent les frontières, la réponse africaine doit être concertée», suggère le Directeur général du CDC Afrique, Jean Kaseya.

« Ce partenariat renforce notre capacité collective à anticiper les risques, à coordonner les actions et à soutenir les États membres en matière de surveillance, de préparation et de réponse d’urgence », a-t-il soutenu.

Il est noté que l’accord de coopération entre CDC Afrique, l’agence de santé publique autonome de l’Union Africaine (UA), et l’OIM, s’appuie sur leur collaboration qui a débuté pendant la pandémie de COVID-19, et étend le partenariat à plusieurs priorités stratégiques.

Les deux institutions collaborent pour renforcer la préparation et la réponse aux situations d’urgence, tout en veillant à ce que les migrants, les personnes déplacées et les populations mobiles ne soient pas laissés pour compte.

Des groupes de travail techniques conjoints, composés d’experts des deux organisations, piloteront la mise en œuvre de l’accord dans les domaines clés comme la surveillance des maladies, le développement des effectifs, l’accès aux services de santé essentiels, le climat, la gouvernance, ou encore les politiques de santé et la mobilisation des ressources.