Le Chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch et son homologue sénégalais, Ousmane Sonko ont coprésidé, lundi 26 janvier à Rabat, la 15e session de la Grande Commission mixte de coopération, à l’issue de laquelle 17 accords de coopération ont été paraphés.
Ces protocoles, signés par des ministres et des directeurs nationaux des deux pays, visent à moderniser et diversifier les échanges entre Dakar et Rabat, et portent sur plusieurs secteurs d’activité, entre autres, l’Enseignement supérieur, la Sécurité routière, les Infrastructures portuaires, le Développement industriel, la Normalisation et l’Economie numérique.
Dans leurs interventions lors de cette réunion, les deux hommes se sont félicités de la solidité du modèle de coopération sénégalo-marocain, et ont mis en avant la nécessité de redynamiser l’axe Rabat-Dakar, en adaptant les relations bilatérales aux nouveaux défis de différents ordres, conformément aux orientations définies par les Chefs d’Etat des deux pays, le Roi Mohammed VI et le président Bassirou Diomaye Faye.
La réunion de la Grande Commission mixte de coopération se tient dans un contexte de tensions diplomatiques liées aux incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), le 18 janvier à Rabat, remportée par le Sénégal.
A ce propos, le Premier ministre sénégalais, Sonko a estimé que lesdits incidents «ne doivent ni être niés ni exagérés» et qu’ils constituent «des excès émotionnels, et non des fractures politiques ou culturelles» entre les deux pays, affirmant que sa visite officielle dans le Royaume ne vise pas « à juste calmer la situation, mais à montrer que les liens entre les deux États sont solides».
«La CAN n’a pas divisé deux peuples, elle a éprouvé leur lien ; elle n’a pas opposé le Sénégal et le Maroc, elle a mis à l’épreuve l’intensité de deux passions nationales dans un espace commun», a-t-il ajouté.
A l’issue des travaux de la Grande Commission, Sonko a également réitéré le soutien indéfectible de son pays à la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire, y compris son Sahara occidental.
Le Sénégal considère le plan d’autonomie pour le Sahara tel que proposé par le Maroc, comme la seule voie réaliste et crédible pour résoudre le différend régional, dans le cadre exclusif de l’Organisation des Nations Unies.
Il s’est félicité à ce propos, de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée fin octobre 2025, qui consacre la prééminence de cette initiative marocaine d’autonomie.
