La BERD et l’UE accélèrent le financement des technologies vertes en Afrique

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Commission de l’Union européenne (UE) ont décidé d’élargir leur coopération en Afrique subsaharienne, ciblant le financement de projets durables, des solutions bas-carbone et des ressources stratégiques, notamment dans les secteurs énergétiques et les industries grands consommateurs de ressources.

Les deux parties ont convenu une prolongation de 70 millions d’euros du programme de garanties à barrières élevées (Hi-Bar) du Fonds européen pour le développement durable plus (FEDD+), afin de l’étendre à l’Afrique subsaharienne, souligne un communiqué relatif à cette coopération.

La même source indique que c’est une première pour la BERD et la Commission européenne de collaborer sur des garanties soutenues par l’UE dans la région, s’appuyant sur un modèle qui a été déjà mis en œuvre avec succès dans d’autres régions géographiques couvertes par la Banque européenne.

Lancé en mars 2024, l’accord de garantie EFSD+Hi-Bar offre une couverture de risques allant jusqu’à 168 millions et vise à réduire les obstacles financiers pour stimuler le développement privé dans les domaines de la transition climatique et de l’énergie.

Le programme Hi-Bar soutient la prochaine génération de technologies et de modèles commerciaux d’atténuation du changement climatique, en mettant l’accent sur les investissements dans le secteur de l’énergie, et le soutien aux secteurs industriels à forte intensité énergétique.

Il est spécifiquement conçu, précise le communiqué, pour soutenir la promotion des technologies et des mesures climatiques qui ont traditionnellement les plus grandes difficultés à trouver des financements.

En étendant le programme Hi-Bar à l’Afrique subsaharienne, la BERD et l’UE, comptent ainsi déployer un modèle éprouvé de partage des risques sur de nouveaux marchés, facilitant ainsi des investissements dans des projets à haut risque qui, autrement, resteraient sous-financés.

Les deux parties s’attendent à ce que leur initiative contribue au renforcement des secteurs stratégiques de la région et soutienne le développement du secteur privé.