Nouvelle révélations sur le putsch manqué à Ouagadougou

L’actuel ministre d’Etat, ministre de la défense au Burkina Faso, Cherif Moumina Sy, a déclaré, mercredi 13 mars, devant le tribunal militaire de Ouagadougou, que Guillaume Soro, qui était à la tête de l’Assemblée nationale ivoirienne, lui aurait confié, en octobre 2015, qu’il avait bien eu un échange téléphonique avec l’ancien ministre burkinabè des affaires étrangères, le général Bassolé, lors du Coup d’Etat manqué de septembre 2015 à Ouagadougou.

« Guillaume Soro et moi, nous nous sommes rencontrés à Paris, en octobre 2015 à une conférence. Il a reconnu ce qu’il a dit. Si Guillaume Soro me dit qu’il l’a dit, je suis étonné que des gens viennent dire que c’est du faux», a déclaré Chérif Sy, répondant aux questions de Me Dieudonné Bonkoungou, avocat de Bassolé inculpé dans le cadre de l’enquête sur ce putsch manqué.

Président du Conseil national de la Transition (CNT), organe législatif de la Transition au Burkina, au moment des évènements de septembre 2015, Chérif Sy a précisé qu’au moment où «il tenait cette conversation, Soro ne savait pas qui j’étais».

Ce nouveau témoignage relance l’affaire sur les supposées écoutes téléphoniques entre l’ancien chef de la diplomatie burkinabè et Guillaume Soro. En tout cas, pour Maître Pierre Yanogo, l’un des avocats des victimes, ces déclarations du témoin viennent confirmer l’authenticité de ces enregistrements sonores.

Au cours de l’échange téléphonique, l’ancien président du Parlement ivoirien aurait suggéré d’assassiner Chérif Sy et d’autres personnalités burkinabè durant le coup d’Etat.

Les autorités burkinabè avaient lancé un mandat d’arrêt contre Soro, mais la mesure avait été remplacée plus tard, par une procédure de dénonciation auprès des autorités ivoiriennes.

A propos de François Saint-Sauveur

Journaliste Ex RFI

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