La Tunisie se veut une porte d’entrée de la Turquie en Afrique

C’est Hatem Ferjani, secrétaire d’Etat tunisien aux Affaires étrangères chargé de la diplomatie économique qui a informé le grand public au sujet du nouveau positionnement que veut opérer la Tunisie en Afrique, avec l’aide de la Turquie.

Hatem Ferjani s’est confié à l’Agence turque «Anadolu» sur le nouveau partenariat projeté Tunisie-Turquie. A ses dires, la Turquie se distingue par une très bonne représentativité dans «les capitales africaines et sa compagnie aérienne ‘Turkish Airlines’ dessert un grand nombre de ces capitales». Sur cette base, défend M. Ferjani, «un partenariat tripartite Afrique-Tunisie-Turquie permettra ainsi d’améliorer les échanges commerciaux entre les trois parties concernées».

«Notre histoire, notre civilisation et notre proximité géographique nous permettent de mettre en place ce partenariat pour améliorer notre rendement économique», a-t-il vanté. Il s’agit selon lui, d’une revendication qui émane non seulement des opérateurs du secteur privé mais aussi de tout le secteur public en Tunisie, le tout soutenu par une puissante volonté politique.

Hatem Ferjani estime par ailleurs que les opportunités d’échanges et de partenariat entre la Tunisie et la Turquie résident dans une multitude de secteurs de l’Industrie : à l’instar de l’industrie mécanique, du textile, du prêt-à-porter, de l’électronique et de l’infrastructure. Le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères chargé de la diplomatie économique en Tunisie a indiqué, dans ce contexte, que «les relations diplomatiques et politiques entre la Tunisie et la Turquie sont exceptionnelles, l’objectif étant de développer les relations économiques».

Pour l’heure, seulement 26 entreprises turques figurent parmi les 3.455 entreprises étrangères opérant en Tunisie, avec un volume d’investissement de 138 millions de dollars, permettant de créer 2.500 postes d’emplois dans plusieurs secteurs d’activités. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays est actuellement de 250 millions de dollars. Ankara vise dans les prochaines années d’atteindre la barre des deux milliards de dollars.

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