Washington fait monter la pression sur l’Algérie pour un imminent règlement du dossier du Sahara Occidental marocain

Dans une évolution notable du dossier du Sahara marocain, des médias de la région ont révélé que le pouvoir algérien aurait donné son accord de principe au Conseiller du président américain, Donald Trump, Massad Boulos, lors de sa visite ce début de semaine à Alger, en vue de la participation algérienne au processus de dialogue direct avec le Maroc, suite à l’appel du président des Etats-Unis, Donald Trump.

L’émissaire américain, Massad Boulos est arrivé lundi soir à Alger, où il s’est entretenu ce mardi 27 janvier, avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, avant d’être reçu le même jour au palais El Mouradia, par le président Abdelmadjid Tebboune. A l’issue de ces deux rencontres, les autorités et les médias officiels algériens ont indiqué que la question du Sahara a été au menu de ces discussions, sans en dévoiler les détails.

En revanche, d’autres sources médiatiques indépendantes rapportent que Massad Boulos a transmis à la lettre, les consignes de l’Administration Trump sur le mode de règlement du litige territorial autour du Sahara Occidental marocain, précisant que la première rencontre préparatoire dédiée à ce dossier devrait se tenir sous l’égide des États-Unis et sur la base de l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine, considérée par Washington, comme étant l’unique solution réaliste et sérieuse qui jouit d’un soutien international croissant.

Durant cette deuxième visite en six mois à Alger, après celle de juillet dernier, le Conseiller du président Trump pour les affaires africaines et arabes aurait en effet transmis aux hauts dirigeants algériens, les orientations de l’administration américaine, tout en soulignant la nécessité d’accélérer le traitement de ce dossier et de ne plus le laisser otage des reports successifs. Il a de même affirmé que le temps politique et diplomatique ne permet plus, davantage de tergiversations, ajoutent les mêmes sources.

Malgré les réserves formulées jusqu’à présent, par le pouvoir algérien sur ce dossier, le message Transmis par Massad Boulos aurait été on ne peut plus clair, à savoir que «le retard ne sert ni les intérêts de l’Algérie ni la stabilité de la région, et le dialogue est désormais devenu une nécessité stratégique».

Avant de se rendre à Alger, Massad Boulos s’était auparavant rendu dans les villes libyennes de Tripoli et de Benghazi, avant de faire une escale en Tunisie, dans le cadre d’une tournée régionale visant à explorer les perspectives de stabilisation de la situation en Libye.