Le gouvernement de la République du Congo est sorti de son silence, ce mardi à travers un communiqué, face aux «allégations de corruption» liées à l’attribution de licences pétrolières, mettant en cause, depuis quelques jours, le président Dénis Sassou Nguesso et des membres de son entourage.
Des médias ont en effet, annoncé que deux citoyens norvégiens, cadres de la société pétrolière PetroNor, auraient été inculpés le 26 janvier dernier par le parquet norvégien, accusés d’avoir versé une forte somme d’argent à la famille de Nguesso.
Les autorités de Brazzaville ont dénoncé «avec fermeté certaines interprétations, allusions, extrapolations ou raccourcis médiatiques qui tentent de porter atteinte à l’honneur, à la dignité et à la réputation du Chef de l’État (…), sans qu’aucun fondement juridique établi ne les étaye».
Dans son communiqué, l’exécutif affirme que Sassou et les membres de son entourage « ne font l’objet, dans ce dossier, d’aucune poursuite judiciaire, de mise en examen ou de décision de justice».
Brazzaville va plus loin en précisant que les autorités judiciaires étrangères concernées reconnaissent elles-mêmes leur absence de compétence juridictionnelle à l’égard du Chef de l’État ; et qu’une partie du dossier instruit à l’étranger aurait déjà été classée sans suite par les autorités compétentes, faute de charges suffisantes.
Le gouvernement congolais a profité de cette occasion, pour rappeler que la gestion des ressources naturelles du Congo est régie par un cadre légal et contractuel strict.
«Dès lors, toute entreprise opérant sur le territoire national, tenue de se conformer strictement aux lois et règlements de la République, assume seule la responsabilité de ses pratiques internes, y compris lorsque celles-ci font l’objet d’un examen par des juridictions étrangères à notre pays », précise le communiqué.
Tout en réitérant son engagement pour la « transparence » et la « bonne gouvernance », le Congo rappelle qu’elle est un « État de droit attaché à la vérité, à la justice et à la stabilité de ses institutions » ; et « ne saurait accepter que des insinuations soient présentées comme des faits avérés, au mépris des principes élémentaires du droit et du respect dû aux institutions souveraines. »
Enfin, le Gouvernement de Brazzaville a appelé à la responsabilité, à la retenue et au respect des principes fondamentaux du droit dans le traitement de ce dossier.
