Le président de la RDC, Tshisekedi engage un dialogue national inclusif

Le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshilombo a donné son feu vert, vendredi 17 juillet, à la tenue d’un dialogue national inclusif, à l’issue d’une audience qu’il a accordée à une délégation des représentants des confessions religieuses du pays.

D’après un communiqué de la présidence, les échanges ont porté sur la situation générale dans le pays, les défis de l’heure et les voies susceptibles de consolider la paix, la cohésion nationale et la stabilité des institutions.

La décision du Président Tshisekedi d’opter pour l’organisation d’un dialogue national inclusif a été annoncée à l’issue de l’audience, par le Cardinal Fridolin Ambongo, s’exprimant au nom de la délégation des représentants des confessions religieuses congolaises. ‎« Nous nous réjouissons de cette annonce et exprimons notre gratitude au Chef de l’État », a-t-il déclaré.

‎Outre le Cardinal Fridolin Ambongo (Église catholique), la délégation comprenait Mgr André Bokundoa (Église du Christ au Congo), l’Archevêque Ejiba Yamampia (Église de Réveil du Congo), Cheikh Abdallah Mangala (Communauté musulmane du Congo), Mgr Donatien Nshole (porte-parole de l’Église catholique) et le Pasteur Éric Senga, porte-parole de l’Eglise du Christ au Congo.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) de l’Eglise catholique et l’Eglise du Christ au Congo (ECC), appelées à jouer un rôle de médiation dans ce processus de dialogue national inclusif lancé par le Chef de l’Etat, ont entamé, dès le lendemain, une série de consultations avec les acteurs politiques du pays.

Les premières consultations de médiation ont eu lieu, samedi, avec les responsables de la coalition d’opposition C64, une plateforme mise en place il y a quelques semaines pour faire échec au projet de réforme constitutionnelle initié par le pouvoir de Kinshasa.

Les deux organisations religieuses ont, d’emblée, voulu obtenir de la part de la coalition le principe du report de la marche prévue le 22 juillet prochain. Les dirigeants de l’opposition devraient statuer ce lundi 20 juillet sur le maintien, le report ou l’annulation de leur future grande marche pacifique.