Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé, mercredi 23 septembre, la cérémonie de signature d’un protocole d’accord entre la Société africaine de raffinage (SAR) et la compagnie turque Yamata, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies qui se tient à New-York.
L’accord a été paraphé par le Directeur général de la SAR, Mamadou Abib Diop et le Président-directeur général de Yamata, Cengiz Duyar.
Un communiqué de la présidence sénégalaise indique que ce partenariat engage la construction d’une deuxième raffinerie de 4 millions de tonnes par an, conçue pour traiter le pétrole brut de Sangomar et une large panoplie de pétrole brut, pour un investissement de 2 à 3 milliards de dollars.
L’accord prévoit aussi la modernisation de la raffinerie existante de Mbao, pour un montant estimé entre 300 à 500 millions de dollars. Le groupe Yamata prendra en charge l’ingénierie, les achats, la construction et le financement, et la recherche de ressources auprès de ses partenaires financiers, sans garantie souveraine de l’Etat.
Enfin, ce protocole permet de lancer la finalisation des études d’ingénierie de détail, qui constituent la toute dernière étape avant le début des travaux de construction.
Le Sénégal franchit une étape industrielle en passant du statut de simple producteur de brut à celui de fournisseur de carburant. Avec sa nouvelle raffinerie, le pays entend couvrir l’intégralité des besoins nationaux, et exporter les excédents pour répondre à la demande croissante du marché de l’Afrique de l’Ouest.
Au-delà de l’énergie, la nouvelle raffinerie fournira des intrants à l’agriculture, aux transports, à l’industrie et à la construction. Porteur d’une dynamique inclusive, le projet mobilisera l’expertise nationale et créera plus de 15 000 emplois directs pendant la construction, avec une part importante réservée au contenu local.
Les jeunes Sénégalais y trouveront des métiers d’avenir dans l’ingénierie, la maintenance et la logistique industrielle, se félicite la présidence sénégalaise.
L’accord, financé par des partenaires privés sans impact sur les finances publics, concrétise la vision de souveraineté énergétique portée par le Chef de l’Etat.
